États-Unis : La Chine exige la libération immédiate de Nicolás Maduro
Votre Pub ici !

La tension diplomatique est montée d’un cran entre Pékin et Washington après l’arrestation de Nicolás Maduro, président du Venezuela, par les autorités américaines. Ce lundi 5 janvier 2026, la Chine a officiellement exigé la libération immédiate de M. Maduro et de son épouse, dénonçant une atteinte grave à la souveraineté du Venezuela.
La déclaration a été faite par Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point de presse à Pékin. Selon elle, l’opération menée par les États-Unis constitue une violation flagrante du droit international et un mépris du statut de chef d’État de Nicolás Maduro. Elle a affirmé que cette arrestation, survenue hors du territoire vénézuélien, est non seulement illégale mais aussi dangereuse pour la stabilité des relations internationales.
À lire aussi : Venezuela : l’opposante Maria Corina Machado annonce vouloir retourner « le plus vite possible » dans son pays
Mao Ning a rappelé que la Chine soutient fermement le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains. Elle a ajouté que son pays appuie le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies dans la préservation de la paix et de la sécurité mondiales. Pékin appelle donc Washington à revenir à la raison et à respecter les normes fondamentales des relations internationales.
L’arrestation de Nicolás Maduro a eu lieu dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, lors d’une opération secrète menée par les forces spéciales américaines. Le président vénézuélien, qui se trouvait en déplacement à l’étranger, a été exfiltré vers New York, où il a été présenté devant un tribunal fédéral. Il est accusé de trafic de drogue à grande échelle et de blanchiment d’argent. Lors de sa première comparution, il a plaidé non coupable. Son épouse, également arrêtée, est détenue dans un centre correctionnel à Brooklyn. Une nouvelle audience est prévue pour le 17 mars prochain.
Cette affaire a provoqué une onde de choc dans plusieurs capitales. La Russie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a également condamné l’arrestation et exigé la libération immédiate de Maduro. Moscou parle d’un acte d’agression contre un État souverain et accuse les États-Unis de vouloir imposer leur volonté par la force.
En France, la réaction a été plus nuancée. Le président Emmanuel Macron a déclaré que la méthode utilisée par les Américains n’était pas acceptable, tout en rappelant que le régime de Maduro avait longtemps bafoué les droits fondamentaux de son peuple. Il a estimé que le départ de Maduro pourrait ouvrir une nouvelle page pour le Venezuela, mais que cela devait se faire dans le respect du droit international.
À lire aussi : Groenland : face aux menaces américaines, le Premier ministre appelle au calme sans céder à la panique
La Corée du Nord, fidèle alliée du Venezuela, a exprimé sa colère en procédant à des tirs de missiles balistiques le 4 janvier. Pyongyang a dénoncé une provocation américaine et a promis de renforcer sa coopération avec les pays victimes de ce qu’elle appelle l’impérialisme occidental.
À Caracas, la population est partagée entre stupeur et inquiétude. Les partisans de Maduro dénoncent un enlèvement et appellent à la mobilisation. L’opposition, quant à elle, reste prudente, craignant une escalade de la violence dans un pays déjà fragilisé par des années de crise économique et politique.
La situation reste tendue. Le gouvernement intérimaire mis en place par les proches de Maduro a saisi l’Organisation des Nations unies et sollicité une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Pour l’heure, Washington reste silencieux sur les critiques internationales, affirmant que la justice américaine suit son cours.
Pour toute publication, dénonciation ou témoignage, contactez Dunia News à: info@dunia-news.com ou via WhatsApp au +19516189300
Dunia News – La voix de ceux qu’on n’entend pas.
Par Gil-christ DJOSSOU, pour DUNIA NEW’S TV













