États-Unis : le Pentagone lance un ultimatum à Anthropic pour lever les restrictions sur son IA Claude
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La tension est montée d’un cran entre Washington et la société californienne Anthropic, créatrice de l’intelligence artificielle Claude. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a donné jusqu’à vendredi soir à l’entreprise pour lever toutes les restrictions qui empêchent l’armée d’utiliser librement son IA. Faute de quoi, il menace de recourir au Defense Production Act, une loi datant de 1950 qui permet de contraindre une entreprise privée à produire des biens ou services jugés essentiels pour la défense nationale.
Anthropic, dirigée par Dario Amodei, se distingue de ses rivaux en refusant une allégeance totale à l’administration américaine. Contrairement à d’autres géants de la tech, la société a exprimé des réserves sur l’utilisation militaire de ses technologies, notamment dans le cadre de projets liés à l’IA de guerre. Cette position a provoqué un bras de fer public avec le Pentagone, qui considère Claude comme un outil stratégique pour ses opérations.
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Le conflit illustre un dilemme majeur : jusqu’où les entreprises privées doivent-elles coopérer avec les États lorsqu’il s’agit de sécurité nationale ? Pour Anthropic, céder aux exigences du Pentagone reviendrait à compromettre ses principes éthiques et sa vision d’une IA responsable. Pour Washington, refuser de lever ces restrictions équivaut à priver l’armée d’un atout technologique crucial.
Si l’ultimatum n’est pas respecté, le recours au Defense Production Act marquerait une étape historique, en forçant une start-up d’IA à se plier aux impératifs militaires. Cette affaire pourrait redéfinir les relations entre la Silicon Valley et l’État fédéral, dans un contexte où l’intelligence artificielle est devenue un enjeu stratégique mondial.
Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV













