États-Unis : un ancien président dans le viseur du Congrès dans l’affaire Jeffrey Epstein
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L’enquête parlementaire américaine sur le réseau de Jeffrey Epstein connaît une nouvelle intensification. À Washington, la Commission de contrôle de la Chambre des représentants élargit progressivement le champ de ses auditions, visant désormais les plus hautes sphères du pouvoir politique.
Vendredi, le député démocrate Robert Garcia a officiellement appelé à la comparution de l’ancien président Donald Trump devant la commission. Selon l’agence Anadolu Agency, cette initiative s’inscrit dans une dynamique parlementaire déjà engagée par les Républicains eux-mêmes.
« Les Républicains ont désormais créé un précédent : celui de faire comparaître des présidents et d’anciens présidents devant le Congrès », a déclaré l’élu à la presse, estimant que le principe d’égalité devant l’enquête devait s’appliquer à tous.
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Un nom « récurrent » dans les dossiers
Au cœur de la requête du représentant Garcia figure la fréquence avec laquelle le nom de Donald Trump apparaîtrait dans les documents liés à Jeffrey Epstein et à son ancienne collaboratrice Ghislaine Maxwell.
Selon le parlementaire démocrate, l’ancien président serait cité « presque plus que n’importe qui d’autre » dans ces dossiers. Il appelle donc à des explications publiques, notamment concernant :
l’absence alléguée de certains documents au sein du ministère de la Justice ;
d’éventuelles décisions administratives prises durant son mandat ;
et des soupçons de dissimulation qui auraient pu être orchestrés au plus haut niveau de l’exécutif.
Aucune preuve formelle n’a, à ce stade, été rendue publique pour étayer ces accusations, mais la pression politique s’intensifie.
Les Clinton également entendus
Cette nouvelle demande intervient alors que d’autres figures majeures de la vie politique américaine sont déjà concernées par les auditions.
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L’ancien président Bill Clinton doit être entendu à huis clos à New York dans le cadre de cette même enquête. La veille, son épouse, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton, s’était également soumise à une déposition confidentielle.
L’affaire continue par ailleurs d’avoir des répercussions internationales, notamment avec les démarches diplomatiques australiennes visant le prince Andrew du Royaume-Uni.
Exigence de transparence
Au-delà des convocations, Robert Garcia réclame une transparence totale des procédures. Il exige :
l’ouverture des auditions au public et aux médias ;
ou, à défaut, la publication intégrale et non expurgée des transcriptions ainsi que des enregistrements vidéo dans un délai de 24 heures après chaque déposition.
Il a notamment demandé la publication immédiate de l’audition d’Hillary Clinton.
Une affaire aux ramifications mondiales
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Depuis la mort de Jeffrey Epstein en 2019, son réseau présumé et les complicités éventuelles dans les sphères politiques, économiques et diplomatiques continuent d’alimenter les débats et les investigations.
À Washington, la question dépasse désormais le cadre judiciaire pour devenir un enjeu institutionnel majeur : jusqu’où le Congrès peut-il remonter dans la chaîne des responsabilités politiques ?
L’évolution de cette enquête pourrait marquer un tournant dans la pratique des auditions d’anciens chefs d’État américains.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













