Expulsés d’Amérique, abandonnés au Togo : le parcours chaotique de migrants ouest-africains
Votre Pub ici !

Des ressortissants ouest-africains expulsés par les États-Unis vers le Ghana se retrouvent aujourd’hui bloqués au Togo, sans papiers ni repères. Plusieurs témoignages recueillis par l’AFP révèlent une situation humanitaire et juridique préoccupante.
Ces expulsions s’inscrivent dans le vaste programme de renvoi forcé mis en place sous la présidence de Donald Trump. Début septembre, le président ghanéen John Mahama avait annoncé un accord conclu avec Washington pour accueillir des migrants expulsés, principalement originaires d’Afrique de l’Ouest.
Mais depuis, entre huit et dix personnes ont été transférées de force par le Ghana vers le Togo, sans passer par un poste-frontière officiel et sans documents d’identité.
À lire aussi : Mpox : ce qu’il faut savoir sur la maladie en 7 points clés
« La situation est terrible », confie Benjamin (pseudonyme), un Nigérian expulsé. Il partage une chambre d’hôtel exiguë avec trois autres migrants, vivant grâce à l’argent envoyé par leurs familles restées aux États-Unis.
Selon les avocats, les 14 premiers expulsés avaient pourtant obtenu des protections devant les tribunaux américains de l’immigration, interdisant leur renvoi vers leurs pays d’origine en raison des risques de persécutions. Washington a toutefois contourné ces décisions en les envoyant au Ghana, qui s’est rapidement désengagé en transférant certains vers le Togo.
Un ressortissant libérien, Emmanuel (pseudonyme), témoigne : « Nous vivons dans la clandestinité, car nous n’avons aucun document d’identité. »
D’autres, comme deux Togolais expulsés à la frontière, disent craindre d’être repérés par leurs autorités. « Ils pleuraient, répétaient : +c’est fini, c’est fini+ », rapporte Benjamin.
Contacté par l’AFP, le Département d’État américain a indiqué qu’il continuerait « à utiliser tous les moyens appropriés pour renvoyer les étrangers qui ne devraient pas se trouver sur le sol américain ». L’Agence américaine de l’immigration, de son côté, n’a pas réagi.
Pour l’heure, les gouvernements ghanéen et togolais n’ont pas pris position sur cette affaire, laissant ces expulsés dans une incertitude totale.
À lire aussi : TECH Global University sacrée « meilleure université en ligne du monde » par Forbes
imam chroniqueur
Babacar Diop













