Extrême droite française : un groupe Facebook révèle des discours haineux au cœur du Rassemblement national
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Une enquête récente menée par le média indépendant Les Jours jette une lumière inquiétante sur les dérives idéologiques au sein d’un groupe privé sur Facebook intitulé « La France avec Jordan Bardella », rassemblant des militants et cadres affiliés au Rassemblement national (RN). Cette plateforme numérique, aujourd’hui rebaptisée « Pour la France », a compté jusqu’à 11 500 membres, dont au moins neuf députés en fonction.
Les révélations mettent en évidence la circulation de propos à caractère haineux, racistes et islamophobes dans le groupe. Parmi les publications les plus alarmantes, figurent des appels explicites à la violence : « brûler des mosquées », « agresser physiquement des migrants » ou encore des slogans tels que « Les Arabes dehors » et « La France est dirigée par les juifs sionistes ». Des messages ouvertement hostiles à la communauté LGBT+ ont également été recensés.
Selon les journalistes, ces propos ont été publiés sans que les parlementaires identifiés parmi les membres du groupe n’interviennent pour les modérer, les condamner ou s’en désolidariser. Plusieurs administrateurs du groupe sont d’anciens assistants parlementaires ou candidats du RN, ce qui renforce les soupçons sur la tolérance – voire la complicité – de certains cadres du parti face à ces dérives extrémistes.
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À la suite de l’enquête, plusieurs élus ont discrètement quitté le groupe, et ce dernier a été renommé dans une tentative de brouiller les pistes. Les administrateurs, quant à eux, ont fini par abandonner la gestion de la communauté en ligne. L’affaire intervient quelques mois après une autre révélation du même média concernant l’implication de figures du RN dans le groupe « Les Barjols », également connu pour ses incitations à la violence.
Ni le Rassemblement national, ni l’Assemblée nationale n’ont réagi officiellement à ces révélations. L’absence de réaction de la part des autorités parlementaires suscite des inquiétudes sur l’impunité dont bénéficieraient certains élus en ligne.
Ces nouvelles informations relancent le débat sur la responsabilité des représentants publics dans l’espace numérique et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de modération, de contrôle et de sanction lorsque des élus participent à des groupes prônant la haine ou la violence.
Imam chroniqueur Babacar Diop













