Femmes et cœur : pourquoi l’activité physique leur offre un avantage surprenant
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Moins d’efforts pour plus de bénéfices : c’est le constat frappant d’une récente étude sur l’activité physique et les maladies coronariennes. Selon des chercheurs publiant dans Nature Cardiovascular Research, les femmes pourraient réduire leur risque de mortalité lié aux maladies coronariennes jusqu’à trois fois plus que les hommes lorsqu’elles suivent les recommandations d’activité physique.
Les maladies coronariennes représentent la principale cause de mortalité dans le monde. Pour les prévenir, l’Organisation mondiale de la santé, l’American Heart Association et la Société européenne de cardiologie recommandent au moins 150 minutes d’activité physique modérée à intense par semaine pour les adultes. Mais ces directives uniformes ne tiennent pas compte des différences biologiques entre hommes et femmes.
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Pour éclairer ce point, le Dr Jiajin Chen et son équipe de l’Institute of Cardiovascular Diseases de Xiamen (Chine) ont analysé les données de plus de 85 000 participants de la UK Biobank, collectées via des traceurs d’activité portés au poignet. Les résultats sont révélateurs : seulement 48,5 % des participants sans antécédent coronarien atteignaient les recommandations, contre 30,5 % des patients déjà atteints. Les femmes, en moyenne, pratiquaient moins d’activité physique que les hommes et respectaient moins souvent les objectifs hebdomadaires.
Pourtant, les bénéfices cliniques étaient plus marqués chez elles. Parmi les participants sans antécédent coronarien, les femmes respectant les 150 minutes par semaine réduisaient leur risque de 22 %, contre 17 % pour les hommes. Et en augmentant l’effort à 250 minutes par semaine, les femmes voyaient leur risque diminuer de 30 %, tandis que les hommes devaient atteindre 530 minutes pour obtenir un effet comparable.
L’impact est encore plus spectaculaire chez les patients déjà atteints de maladie coronarienne. Parmi 5 169 participants, l’activité physique respectant les recommandations réduisait la mortalité trois fois plus chez les femmes que chez les hommes.
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Les auteurs de l’étude soulignent que les recommandations actuelles ne tiennent pas compte des différences entre sexes et que des stratégies personnalisées pourraient améliorer la prévention et la prise en charge des maladies coronariennes, notamment chez les hommes.
Cette recherche confirme une évidence : bouger régulièrement est vital pour le cœur, mais l’intensité et la durée de l’exercice doivent être adaptées au sexe pour maximiser les bénéfices.
imam chroniqueur
Babacar Diop













