Fibromyalgie : quand le corps parle à travers l’âme

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Fibromyalgie : quand le corps parle à travers l’âme

Par Imam  chroniqueur Babacar Diop

Vivre avec la fibromyalgie, c’est naviguer chaque jour dans un corps qui dit : « Écoute‑moi ». Un corps qui souffre, un esprit qui tangue. Derrière les douleurs et la fatigue, parfois se cachent des émotions refoulées, un stress prolongé, un traumatisme enfoui.

Une souffrance invisible, mais profondément ancrée

La fibromyalgie se manifeste souvent par :

des douleurs persistantes et diffusées dans différentes parties du corps ;

une fatigue tenace, comme si le repos ne reposait pas ;

des nuits agitées ou un sommeil qui ne « répare » pas ;

des épisodes de confusion mentale, ce que l’on appelle souvent le « brouillard fibro » ;

des migraines, des sensations de brûlure ou d’engourdissement ;

une hypersensibilité accrue aux stimuli (bruit, lumière, toucher) ;

et derrière tout cela : le poids des émotions non exprimées.

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Un résumé de la recherche note que :

«La fibromyalgie est un trouble chronique caractérisé par une douleur musculosquelettique généralisée, associée à d’autres symptômes  : fatigue, mauvaise qualité du sommeil, dysfonction cognitive.»
Plus loin :
«La prise en charge est essentiellement multidisciplinaire et associe l’information, l’éducation, des exercices physiques, la gestion du stress, voire des thérapies cognitives et comportementales.»

Au Sénégal, une étude conduite au Centre Hospitalier Universitaire Aristide Le Dantec à Dakar a observé que parmi les douleurs chroniques parmi les patients en rhumatologie, 5,53 % étaient de type fibromyalgique.
Ce chiffre suggère qu’en dépit d’une prise de conscience limitée, la fibromyalgie est bien présente dans notre contexte.

Quand le corps raconte ce que les mots taisent

Le corps, en tant que temple de l’âme, peut devenir messager : les tensions musculaires, le « feu » qui brûle, l’engourdissement sont parfois les témoins d’un stress accumulé, d’une émotion non digérée, d’un traumatisme enfoui.
L’approche holistique — celle qui ne traite pas seulement la « maladie » mais l’Homme dans sa globalité — est donc centrale.

«La fibromyalgie… requiert une approche holistique, complète, interdisciplinaire, centrée sur le patient.»
Cette phrase nous rappelle que l’écoute, l’accueil, l’intégration du corps et de l’âme sont essentiels.

Vers l’apaisement : écouter, comprendre, agir

  1. Éducation & acceptation

Reconnaître que la fibromyalgie est bien réelle, qu’elle relève d’un déséquilibre complexe et non d’une faiblesse personnelle. Le fait de comprendre soulage déjà.
Même les recommandations officielles font débuter le traitement par «l’éducation du patient».

  1. Approche corps‑esprit

La fibromyalgie ne se traite pas uniquement par des médicaments. Une revue systématique précise :

«L’exercice aérobie, le yoga, le tai‑chi, l’acupuncture ont des preuves modérées à favorables.»

Dans le contexte sénégalais, cela pourrait se traduire par : marche régulière dans les quartiers, mouvements doux après le travail, exercices de stretching légers — adaptés à la vie quotidienne.

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  1. Qualité du sommeil & gestion du stress

Un sommeil fragmenté ou non réparateur alimente la boucle de la douleur et de la fatigue.
Des techniques de relaxation (respiration profonde, méditation, auto‑massage doux) peuvent aider. Le rôle de la réduction du stress, de la dissipation des émotions non exprimées, est crucial.

  1. Alimentation, habitudes de vie & écoute émotionnelle

Des études indiquent que des changements alimentaires peuvent compléter les traitements classiques. Le contexte sénégalais invite à privilégier des aliments locaux nutritifs, limiter les excès, veiller à l’hydratation, et maintenir une activité physique modérée.
La dimension émotionnelle ne doit pas être négligée : l’intolérance sensorielle, les tensions, les émotions non exprimées sont des signaux. Le corps parle. Il est utile de s’accorder des moments d’introspection, journaux de bord, parler avec un professionnel (psychologue, thérapeute) ou un cadre spirituel.

Une invitation à l’écoute intérieure

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Quand le corps dit « assez », il ne s’agit pas toujours de ralentir pour l’ignorer — mais de l’écouter. Un souffle plus calme ; un geste doux ; un mot vrai.
À celles et ceux qui vivent avec la fibromyalgie : n’attendez pas que tout cesse. Commencez par recevoir ce qui est ; accordez‑vous l’attention que vous méritez.
Le corps n’est pas adversaire : c’est un messager. Il peut dire : « J’ai porté trop, j’ai subi trop longtemps, maintenant je demande écoute et soin ». Et dans cette écoute, peut naître la paix

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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