Fin d’une ère : les soldats français quittent le Sénégal, les bases remises à l’armée nationale
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C’est un pan de l’histoire militaire sénégalo-française qui se referme. Après plusieurs décennies de présence, les troupes françaises ont officiellement quitté le territoire sénégalais. La Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) a confirmé l’information dans son journal de 20 heures du samedi 19 juillet, précisant que les derniers soldats avaient quitté la base stratégique de Ouakam dès le jeudi précédent.
Ce retrait marque un tournant majeur dans les relations de défense entre Paris et Dakar, mettant un terme à une coopération militaire permanente entamée peu après l’indépendance du Sénégal en 1960.
En visite sur les lieux, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a salué ce moment historique et symbolique. Il a annoncé que les infrastructures libérées dont celles de Ouakan seront réaffectées aux Forces armées sénégalaises, dans le but de consolider leur autonomie opérationnelle et stratégique sur le territoire national.
« Ce transfert de souveraineté militaire est une étape cruciale dans la construction d’une armée nationale plus forte et plus indépendante », a-t-il déclaré à la presse.
Cette décision s’inscrit dans une volonté politique claire du nouveau régime de reconfigurer les partenariats sécuritaires et de mettre fin à ce que certains observateurs qualifient d’héritage postcolonial. Plusieurs analystes estiment que cette rupture pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques en Afrique de l’Ouest, dans un contexte régional marqué par la montée de discours souverainistes.
La réaction de l’opinion publique sénégalaise ne s’est pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont salué une mesure perçue comme une affirmation de la souveraineté nationale. Un internaute a même commenté : « C’était ni plus ni moins qu’une occupation abjecte de notre territoire national. Bravo Diomaye Sonko ! »
En toile de fond, ce départ s’inscrit aussi dans un mouvement plus large de redéploiement des forces françaises en Afrique, amorcé depuis les retraits du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Le Sénégal, longtemps considéré comme un partenaire militaire stable et fiable de la France, entame ainsi un nouveau chapitre de son histoire sécuritaire.
Une réorganisation stratégique est en cours, selon plusieurs sources proches de l’état-major sénégalais. Les anciennes bases occupées par les Français feront l’objet d’un plan de réhabilitation et d’intégration dans le dispositif de défense national.
Ce retrait, bien que pacifique, pourrait entraîner des ajustements dans la coopération militaire bilatérale, désormais appelée à évoluer vers une logique de partenariat d’égal à égal, centrée sur la formation, l’équipement et le renseignement, plutôt que sur la présence militaire physique.
-imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













