FOOTBALL | André Onana : une troisième finale européenne, une nouvelle désillusion
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Il rêvait d’écrire une page glorieuse de son histoire sur la scène européenne. Au lieu de cela, André Onana a vu, pour la troisième fois, son ambition de sacre continental s’échapper entre ses gants. Ce mercredi soir, à la Cathedral de San Mamés, le gardien camerounais et Manchester United ont été battus en finale de l’UEFA Europa League par un Bayer Leverkusen plus incisif (1-0). Une défaite amère, au goût de déjà-vu.

Déjà finaliste malheureux en 2017 avec l’Ajax Amsterdam et en 2023 avec l’Inter Milan, Onana inscrit une nouvelle ligne douloureuse à son palmarès : trois finales européennes disputées, trois finales perdues. Si le football ne manque jamais de cruauté, l’histoire semble s’acharner sur ce Lion indomptable qui ne manque ni de talent, ni de caractère.
Il faut le dire : Onana n’a pas démérité. Solide sur sa ligne, rassurant dans ses relances, il a tenu bon face aux offensives allemandes. Mais une erreur défensive fatale et une frappe placée à la 74e minute ont suffi à plomber les espoirs mancuniens. Le portier camerounais, impuissant sur le but, a vu s’éloigner une nouvelle fois la consécration européenne.
Pour le natif de Nkol Ngok, cette finale était bien plus qu’un match : c’était une revanche, une quête personnelle de rédemption après une saison en dents de scie. Et surtout, un espoir de briser une spirale d’échecs au plus haut niveau continental.
À seulement 29 ans, André Onana a déjà disputé plus de 70 matchs européens et gardé les cages de clubs de renom. Pourtant, le destin semble le priver de ce trophée majeur qui manque encore à son impressionnante carrière. Une malédiction des finales ? Certains y voient un symbole cruel, d’autres, un simple concours de circonstances.
Mais à l’image de son tempérament de combattant, Onana refuse de baisser les bras. « Ce n’est pas une fin, c’est un autre début. J’ai chuté, mais je me relèverai », a-t-il déclaré à la presse britannique en zone mixte.
Malgré cette énième désillusion, l’avenir d’André Onana reste ouvert. Sa régularité au haut niveau, sa maturité technique et sa résilience font de lui l’un des meilleurs gardiens africains de sa génération. S’il n’a pas encore soulevé de trophée continental, son parcours force le respect.
Et peut-être qu’un jour, l’histoire retiendra non pas ses défaites, mais la manière dont il s’est battu pour décrocher enfin la victoire qui lui échappe encore.













