France – Affaire Sarkozy : Menaces contre les magistrats, la procureure dénonce une vague de haine en ligne

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France – Affaire Sarkozy : Menaces contre les magistrats, la procureure dénonce une vague de haine en ligne

Les magistrats ayant condamné Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle sont victimes de menaces de mort et de cyberharcèlement intensif. La procureure générale de la République de Paris, Laure Beccuau, a qualifié cette situation de « déchaînement haineux » sur les réseaux sociaux, selon l’agence Anadolu.

Intervenant sur BFMTV-RMC, Laure Beccuau a précisé que ces menaces ciblent notamment la présidente du tribunal correctionnel, Nathalie Gavarino. Elle a évoqué des messages allant de « menaces de la tondre » à « la guillotiner », ainsi que la diffusion d’images à caractère sexuel dégradant. La procureure a insisté sur le fait que « l’anonymat des réseaux sociaux n’existe pas » et que « les responsables seront retrouvés ». Une enquête est en cours, menée par l’Office central de lutte contre la haine, qui recense actuellement « 24 types de propos haineux ».

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Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a réagi sur la plateforme X, dénonçant ces « intimidations et menaces de mort » comme « absolument insupportables en démocratie ». Il a rappelé que contester une décision de justice est un droit, mais que cela doit se faire devant le juge d’appel et jamais par des attaques personnelles ou violentes.

Jean-François Bohnert, chef du Parquet national financier (PNF), a également condamné ces attaques, estimant sur RTL que Nicolas Sarkozy « va un peu trop loin » dans ses critiques. Il a affirmé que le PNF « n’a aucun compte à régler » avec l’ancien président et que « notre boussole, c’est le droit, c’est la règle de droit ». Critiquer un tribunal « avec violence et menace de mort » constitue, selon lui, une atteinte à « l’état de droit », socle fondamental de la démocratie. Concernant la suite de la procédure, le PNF « réfléchit » à un éventuel appel après l’analyse des 400 pages du jugement.

imam chroniqueur
Babacar Diop

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