France : Grève nationale des taxis contre la réforme des tarifs de transport sanitaire
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Une vaste mobilisation des chauffeurs de taxi a secoué plusieurs grandes villes françaises ce lundi 19 mai 2025. À Paris, Marseille, Pau et d’autres agglomérations, les professionnels du secteur ont organisé des rassemblements d’envergure pour exprimer leur opposition à la réforme des tarifs de remboursement appliqués aux transports sanitaires.
Devant le ministère des Transports à Paris, mais aussi devant la mairie de Pau — dirigée par François Bayrou — les manifestants ont voulu faire entendre leur voix face à ce qu’ils considèrent comme une dégradation grave de leurs conditions de travail. À l’origine de cette mobilisation : une décision récente de l’Assurance maladie visant à revoir à la baisse les barèmes de remboursement des transports de patients effectués par taxi.
L’appel à la protestation a été lancé par quatre principales fédérations professionnelles de taxis, déterminées à défendre l’avenir de leur métier. Dans un communiqué publié à la mi-mai, elles ont exprimé un refus catégorique d’être exclues des décisions affectant leur secteur :
« Nous refusons que l’avenir de notre métier se décide sans nous, dans le mépris de notre expertise, de nos territoires et de nos réalités », peut-on y lire. Les fédérations estiment que les nouveaux tarifs proposés par la sécurité sociale auront pour effet de réduire l’offre de transport pour les patients dans les zones rurales et éloignées, accentuant ainsi les inégalités territoriales.
Sur les chaînes d’information, des témoignages de chauffeurs viennent illustrer l’ampleur du malaise. Serge, un chauffeur basé dans le sud-ouest de la France, a exprimé sa colère sur BFMTV :
« On nous impose des conditions de plus en plus dures. À ces tarifs, c’est impossible de continuer à exercer notre métier correctement », a-t-il déclaré. Il appelle à un retour à des tarifs « normaux » qui garantiraient la viabilité de l’activité.
Au-delà de l’aspect financier, les professionnels du secteur dénoncent également une forme de concurrence déloyale. Selon eux, des plateformes comme Uber ou Bolt accaparent une part importante de la clientèle, sans être soumises aux mêmes obligations réglementaires, notamment en matière de transport sanitaire agréé.
Cette mobilisation témoigne d’un malaise profond au sein de la profession, qui se sent marginalisée dans les réformes en cours. À ce stade, les autorités n’ont pas encore apporté de réponse concrète aux revendications, mais les fédérations de taxis préviennent : d’autres actions pourraient suivre si le dialogue ne s’ouvre pas rapidement.
Imam chroniqueur Babacar Diop













