France : L’Union des Consommateurs Musulmans fixe des limites pour les invitations aux iftars du Ramadan 2026
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À l’approche du Ramadan 2026, dont le début est prévu autour du 18 février, la question de l’organisation des repas de rupture du jeûne revient sur le devant de la scène en France. L’Union Française des Consommateurs Musulmans (UFCM) a publié ce week-end une directive à l’attention des responsables de mosquées, mettant en garde contre certaines formes de convivialité qui pourraient, selon elle, entrer en contradiction avec les principes éthiques de la communauté musulmane.
Le communiqué de l’UFCM cible spécifiquement les personnes ayant affiché publiquement un soutien à l’armée israélienne. Selon l’organisation, inviter de telles personnalités reviendrait à banaliser ce qu’elle qualifie de « crimes de guerre » contre les civils palestiniens, une position fondée sur ce qu’elle appelle une « responsabilité morale et religieuse ».
Cette prise de position s’appuie sur des expériences passées jugées problématiques. L’UFCM rappelle que lors du Ramadan 2025, certaines invitations avaient été adressées à des soutiens de l’armée israélienne dans des mosquées françaises, suscitant des critiques pour un supposé manquement aux valeurs des lieux de culte. Plus récemment, l’annonce de la participation d’un aumônier israélite à un événement à la Grande Mosquée de Paris avait déclenché des tensions, illustrant, selon l’organisation, le risque de contradictions avec la vocation spirituelle des mosquées.
L’UFCM insiste néanmoins sur son engagement en faveur du dialogue interreligieux, mais pose une limite stricte : celui-ci ne doit pas devenir un « paravent moral » pour ceux qui légitiment la violence contre des populations civiles. Le communiqué rappelle que le mois de Ramadan, symbole de solidarité et de compassion, doit être en cohérence avec la souffrance des peuples opprimés.
Enfin, l’organisation exhorte les dirigeants communautaires à faire preuve de discernement afin d’éviter toute instrumentalisation politique des lieux de prière. La consigne est claire : quelles que soient leur appartenance religieuse ou leur position sociale, les individus justifiant la mort de Palestiniens ne doivent pas être invités aux tables des mosquées françaises.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













