France : Polémique autour d’une surveillance des pratiques religieuses à la RATP

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France : Polémique autour d’une surveillance des pratiques religieuses à la RATP

Une vive controverse secoue la Régie autonome des transports parisiens (RATP). Le Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE) a publiquement interpellé, ce vendredi, la direction de l’entreprise de transport, l’accusant de mener ce qu’il qualifie de « chasse aux signes religieux » au sein de ses services.
Au cœur de la dénonciation : une note interne attribuée à Jean Castex, ancien Premier ministre français et actuel président-directeur général de la RATP. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, ce document établirait une liste d’indices censés alerter la hiérarchie sur d’éventuelles pratiques religieuses observées chez les agents et les prestataires.

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Parmi les éléments cités figurent la présence de bouteilles d’eau dans les toilettes, interprétée comme un signe possible d’ablutions rituelles musulmanes, mais aussi la détection de livres religieux, de cartons pliés pouvant servir de tapis de prière, de tapis eux-mêmes ou encore de stickers qualifiés de « politiques » dans les locaux professionnels.
Le CCIE affirme que cette directive s’inscrivait dans une phase expérimentale conduite entre juin et décembre 2025 sur plusieurs sites pilotes de la RATP. L’organisation estime que cette démarche constitue une application abusive du principe de neutralité et de la loi de 2021 dite « contre le séparatisme ».
Au-delà des objets matériels, la note encouragerait également les signalements fondés sur des « soupçons de radicalisation » et imposerait l’usage exclusif de la langue française aux prestataires extérieurs, une mesure jugée stigmatisante par le collectif.

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Basé aux États-Unis, le CCIE dénonce une logique de suspicion généralisée visant principalement les musulmans, estimant que ces pratiques risquent d’alimenter un climat de discrimination et de surveillance disproportionnée dans le monde du travail. À ce stade, la direction de la RATP n’a pas officiellement réagi aux accusations formulées par l’organisation.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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