France : Scandale au club de parachutisme de Brienne – une mise en scène raciste choque l’opinion
Votre Pub ici !

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a provoqué une onde d’indignation en France. Neuf membres d’un club de parachutisme de Brienne-le-Château (Aube) ont été suspendus après avoir mis en scène une séquence macabre imitant les pratiques du Ku Klux Klan, une organisation suprémaciste américaine tristement célèbre pour ses crimes racistes.
Une « scène d’horreur » soigneusement préparée
Selon les révélations de BFMTV, la vidéo montre cinq individus affublés de tenues blanches rappelant celles du KKK, simulant l’étranglement de cinq autres personnes grimées en noir, dans une pratique connue sous le nom de blackface. La scène, tournée devant des palettes en feu, laisse peu de doute sur sa préparation préméditée.
Le président de la Fédération française de parachutisme (FFP), Yves-Marie Guillaud, a qualifié ces images de « scène d’horreur », précisant qu’il ne s’agissait « pas du tout d’un débordement alcoolisé », mais d’un acte « réfléchi et organisé ».
Des sanctions exemplaires
À lire aussi : L’Afrique, berceau dynamique du sacerdoce catholique mais face à de profondes disparités pastorales
Dès la découverte des faits, la Fédération a réagi avec fermeté. Les neuf participants ont été identifiés et frappés de mesures conservatoires, notamment une suspension de trois mois de toute activité de saut. Tous ont été convoqués devant un comité de discipline ce mercredi 21 octobre.
La FFP a également déposé plainte avec constitution de partie civile, tandis que le gérant du club a entamé une procédure judiciaire parallèle. Les sanctions envisagées vont de l’avertissement à l’interdiction de licence à vie.
« La honte doit être du côté des auteurs de cette ignominie, pas de la communauté du parachutisme sportif », a souligné M. Guillaud, soucieux de préserver l’image d’un sport fondé sur la solidarité et le respect.
Une indignation nationale
La diffusion de la séquence a déclenché une vague de réactions outrées sur les réseaux sociaux et dans le milieu sportif. Plusieurs voix appellent à renforcer la lutte contre le racisme dans les milieux associatifs et sportifs, rappelant que les comportements discriminatoires ne peuvent être tolérés, même sous couvert d’humour.
Selon la sociologue française Dominique Schnapper, « les manifestations racistes, même marginales, rappellent que la mémoire coloniale et les stéréotypes raciaux demeurent vivaces dans certaines sphères sociales » (La communauté des citoyens, Gallimard, 1994, p. 212).
Ce scandale, survenu dans un contexte où la France tente de réaffirmer son attachement aux valeurs de laïcité et d’égalité, relance le débat sur la responsabilité morale des clubs sportifs face aux dérives racistes.
imam chroniqueur
Babacar Diop













