France : suppression de 4 000 postes dans l’éducation, une décision qui déclenche une grève massive
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Un mouvement de grève d’ampleur secoue ce mardi le secteur éducatif français, à l’appel d’une large intersyndicale. Les enseignants dénoncent les orientations budgétaires du gouvernement, jugées préoccupantes pour un service public déjà fragilisé.
La mobilisation s’annonce particulièrement marquée dans le primaire, où le syndicat SNUipp-FSU prévoit environ 30 % de grévistes. Plusieurs territoires enregistrent des pics de participation, notamment à Paris, en Gironde, dans l’Aude et les Yvelines. Dans la capitale, une manifestation est prévue entre le jardin du Luxembourg et le ministère de l’Éducation nationale. Le secondaire n’est pas en reste, avec une forte mobilisation signalée dans les académies d’Aix-Marseille, de Lille et en Île-de-France.
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Au cœur des tensions : un projet de suppression de près de 4 000 postes d’enseignants à la rentrée 2026. Ces réductions concernent à la fois le primaire (1 891 postes) et le secondaire (1 365 postes), avec une concentration notable dans l’académie de Lille. Les syndicats, soutenus par plusieurs grandes centrales (FSU, UNSA, CFDT, CGT, Solidaires), dénoncent une politique qu’ils jugent « court-termiste » et réclament également une revalorisation salariale.
Face à la contestation, le ministère de l’Éducation nationale défend une logique d’ajustement liée à la baisse du nombre d’élèves. Le ministre Édouard Geffray évoque une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions, tout en assurant vouloir limiter les fermetures de classes et préserver des marges d’adaptation.
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Un argument que rejettent fermement les syndicats. Selon eux, la diminution des effectifs scolaires devrait plutôt être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage, réduire les effectifs par classe et renforcer l’accompagnement des élèves. Ils accusent ainsi le gouvernement d’utiliser la démographie comme un prétexte pour réduire les moyens alloués à l’éducation.
Ce bras de fer illustre, une fois de plus, les tensions persistantes autour de l’avenir du système éducatif français, entre impératifs budgétaires et exigences de qualité pédagogique.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













