France : un rapport parlementaire propose d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et d’instaurer un couvre-feu numérique

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France : un rapport parlementaire propose d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et d’instaurer un couvre-feu numérique

Afin de limiter l’impact jugé nocif des plateformes numériques sur les jeunes, la commission d’enquête parlementaire sur TikTok a rendu son rapport final ce jeudi 11 septembre. Ses membres pointent du doigt le « piège algorithmique » de l’application chinoise, qu’ils estiment susceptible d’affecter la santé physique et mentale des adolescents.

Parmi les recommandations phares figure l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. La commission propose également l’instauration d’un couvre-feu numérique à partir de 22 heures, afin de protéger les plus jeunes des usages nocturnes excessifs et de leurs effets sur le sommeil et la concentration.

Ce rapport, qui s’inscrit dans un contexte de débats croissants autour de la régulation des géants du numérique, relance la discussion sur la responsabilité des plateformes et sur la nécessité de mettre en place un cadre plus strict pour encadrer l’exposition des mineurs aux contenus en ligne.

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Témoignages d’experts et données scientifiques

Grégoire Borst, psychologue du développement

Grégoire Borst, membre de la commission d’experts sur l’impact des écrans sur les jeunes, soutient fortement que l’accès aux réseaux sociaux doit être limité jusqu’à 15 ans. Selon lui, « on ne peut pas autoriser un enfant à être exposé sans filtre à des contenus dont il ne mesure pas les effets », notamment sur le développement cognitif et émotionnel.

Serge Tisseron, psychiatre

Serge Tisseron plaide également pour une restriction : il estime que l’interdiction d’accès à Internet pour les moins de 13 ans, et, plus spécifiquement, l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, constituent des mesures importantes pour protéger les jeunes. Il signale aussi qu’il faut que ces mesures s’accompagnent d’un encadrement législatif sérieux, mais aussi d’espaces de vie non numériques pour les enfants.

Servane Mouton & le rapport “Enfants et écrans : à la recherche du temps perdu”

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Le rapport remis à Emmanuel Macron souligne que, bien que les données scientifiques ne permettent pas encore toujours de prouver une relation de causalité entre usage excessif des réseaux sociaux et dégradation de la santé mentale, elles montrent suffisamment de signaux d’alerte — troubles du sommeil, anxiété, isolement, etc. — pour recommander des mesures préventives. En particulier, les experts insistent sur le fait que l’adolescence est une période de vulnérabilités accrues, sensibles aux effets des contenus numériques et à la pression sociale virtuelle.

Études empiriques

Une enquête en France menée auprès de 6 111 adolescents âgés de 11 à 18 ans montre que l’usage des réseaux sociaux est corrélé à une baisse de l’estime de soi et une insatisfaction corporelle, particulièrement chez les filles.

Un article dans La Revue du praticien met en lumière plusieurs effets psychologiques : perturbation du sommeil, anxiété liée à la peur de manquer quelque chose (« FOMO »), harcèlement en ligne, etc. Il rappelle aussi que les adolescents déjà en difficulté psychologique sont souvent les plus touchés.

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Imam chroniqueur
Babacar Diop

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