Frappes en Iran : le blocage du détroit d’Ormuz fait bondir les prix du pétrole de 13 %

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Frappes en Iran : le blocage du détroit d’Ormuz fait bondir les prix du pétrole de 13 %

Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026 ont déclenché une escalade militaire dont les conséquences économiques se font déjà sentir à l’échelle mondiale. Dans les jours qui ont suivi, l’impact sur les voies maritimes et l’approvisionnement énergétique a été immédiat, provoquant une hausse spectaculaire des cours du pétrole et du gaz.

Dès le 2 mars, à la réouverture des marchés, le Brent, référence européenne du pétrole, a franchi la barre des 80 dollars le baril, enregistrant une progression de plus de 13 % en moins de 72 heures. Le West Texas Intermediate (WTI) a suivi une trajectoire similaire, atteignant 72–75 dollars le baril. En Europe, le gaz naturel liquéfié (GNL) a connu une hausse de près de 20 %, alimentant les inquiétudes sur l’inflation et les coûts de l’énergie.

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Le cœur de la perturbation se situe au détroit d’Ormuz, passage stratégique reliant le Golfe Persique à l’océan Indien, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial et un tiers du GNL. Face aux frappes et à la montée des tensions, l’Iran a mis en place un blocus partiel de ce corridor. L’incident le plus marquant a été l’attaque et l’incendie d’un pétrolier, confirmée par les autorités du Sultanat d’Oman. Les compagnies maritimes ont suspendu leurs traversées, invoquant des risques sécuritaires et une explosion des primes d’assurance.

Parallèlement, plusieurs installations pétrolières dans le Golfe ont subi des dommages : QatarEnergy a temporairement suspendu sa production après des frappes de drones iraniens ciblant deux de ses sites, tandis que des infrastructures à Oman et aux Émirats arabes unis ont été touchées. Ces interruptions ont directement affecté l’approvisionnement de grandes économies asiatiques, comme la Chine et l’Inde.

Face à cette réduction de l’offre, les 22 membres de l’OPEP+, sous la conduite de l’Arabie saoudite et de la Russie, se sont réunis le 1er mars et ont annoncé une augmentation de 200 000 barils par jour de leurs quotas à partir d’avril, soit environ 0,2 % de l’offre mondiale. Néanmoins, ces mesures restent limitées, car une grande partie de la production dépend du passage par le détroit d’Ormuz.

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Selon les projections financières, chaque hausse de 10 dollars du baril pourrait se traduire par une augmentation de 7 à 10 centimes par litre à la pompe. En cas de blocage prolongé du détroit, le Brent pourrait dépasser 100 dollars, avec un risque de majoration supplémentaire de 20 à 40 dollars en cas de paralysie totale.

Au-delà du pétrole, les perturbations affectent l’ensemble de la chaîne logistique et renforcent l’incertitude sur les marchés financiers. Les investisseurs se tournent vers les valeurs refuges, tandis que l’inflation s’accélère dans plusieurs régions du monde.

Cette crise met en lumière la vulnérabilité des marchés énergétiques face aux tensions géopolitiques et rappelle le rôle stratégique vital du détroit d’Ormuz pour l’économie mondiale.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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