Frappes meurtrières en Arabie saoudite : Téhéran revendique et menace l’économie mondiale
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L’escalade militaire au Moyen-Orient franchit un nouveau cap. Le conflit, initié fin février entre les États-Unis, Israël et l’Iran, entre désormais dans une phase régionale, les représailles iraniennes visant désormais les pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
Une frappe meurtrière à Al-Kharj
Dimanche, un projectile s’est abattu sur une zone résidentielle d’Al-Kharj, en Arabie saoudite. Selon les autorités locales, l’incident a coûté la vie à deux ressortissants étrangers — un Indien et un Bangladais — et fait douze blessés. Le site touché appartient à une entreprise de maintenance et de nettoyage.
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La correspondante d’Al Jazeera à Doha souligne la vulnérabilité des travailleurs immigrés, rappelant que plus de 200 nationalités vivent et travaillent dans les pays du Golfe, exposées à la multiplication des frappes.
Des cibles stratégiques et des avertissements économiques
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a revendiqué l’attaque, affirmant avoir visé des systèmes radar dans le gouvernorat d’Al-Kharj, où se trouve la base aérienne Prince Sultan utilisée par les forces américaines.
Selon le ministère saoudien de la Défense, quinze drones ont été interceptés, dont l’un ciblait le quartier diplomatique de Riyad. Parallèlement, le Koweït a signalé des attaques contre les réservoirs de carburant de son aéroport international, tandis que Bahreïn a rapporté des dommages sur une usine de dessalement d’eau.
Ces opérations font suite aux bombardements israéliens de cinq installations pétrolières autour de Téhéran. En réponse, le CGRI a lancé un avertissement direct : « Si vous pouvez tolérer le pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez ce jeu. » L’Iran affirme disposer de réserves suffisantes pour maintenir ses frappes de drones et de missiles à travers le Moyen-Orient pendant six mois.
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Réactions régionales et bilan humain
Face à cette extension du conflit, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a qualifié les attaques iraniennes contre plusieurs États membres d’« imprudentes », exhortant Téhéran à revenir sur ce qu’il considère comme une « erreur stratégique massive ».
Sur le plan humain, le bilan s’alourdit. Le ministère iranien de la Santé indique qu’au moins 1 200 civils ont été tués et environ 10 000 autres blessés depuis le début de l’offensive lancée par les États-Unis et Israël le 28 février.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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