Fraude électorale aux communales 2026 : De troublantes révélations à la Cour suprême.

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L’audience publique du 19 février à la Cour suprême a révélé des pratiques qui, si elles sont confirmées, pourraient sérieusement entacher la crédibilité du scrutin communal du 11 janvier dernier. Devant les juges, un militant a reconnu avoir participé à des votes multiples dans un bureau de l’arrondissement d’Atomey, commune d’Aplahoué, relançant le débat sur la sincérité du processus électoral.

Les aveux sont accablants. Selon le témoignage, une entente aurait permis à deux individus de voter à plusieurs reprises, moyennant une somme versée au président du bureau de vote. Le militant incriminé a admis avoir réalisé 42 votes frauduleux avant que l’opération ne soit interrompue par la police républicaine. À la barre, il a reconnu avoir agi en pleine conscience de l’illégalité de son geste.

Les requérants, candidats de l’Union progressiste le renouveau (UPR), dénoncent des « irrégularités graves » : bourrage d’urnes, utilisation de cartes d’électeurs de tiers, annulation volontaire de bulletins favorables à leur liste. Ils demandent l’annulation des résultats du bureau incriminé et du siège attribué au Bloc républicain (BR). La Commission électorale nationale autonome (CENA), de son côté, rejette ces accusations, estimant qu’elles ne reposent sur aucune preuve matérielle crédible.

Au-delà des chiffres – 541 inscrits, 260 votants, dont 124 votes présumés frauduleux – c’est la confiance des citoyens qui se trouve ébranlée. La représentante de l’UPR, présente dans le bureau, affirme avoir refusé de signer le procès-verbal officiel, jugeant qu’il ne reflétait pas la réalité des faits. Les protagonistes ont été placés en garde à vue et seront présentés au procureur de la République.

Cette affaire illustre les fragilités persistantes de notre système électoral. Elle rappelle que la démocratie ne se résume pas à l’organisation d’un scrutin, mais à la garantie de sa transparence et de sa sincérité. Si les faits sont avérés, ils constituent des infractions graves de fraude électorale et de corruption, passibles de sanctions exemplaires. Car sans confiance dans le vote, c’est le socle même de la légitimité politique qui vacille.

Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV


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