Gabon : Ali Bongo entame une grève de la faim pour exiger la libération de sa famille

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Gabon : Ali Bongo entame une grève de la faim pour exiger la libération de sa famille

Libreville — L’ancien président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a entamé une grève de la faim depuis sa résidence surveillée à Libreville. Il proteste contre la détention prolongée de son épouse, Sylvia Bongo Valentin, et de leur fils Noureddin Bongo Valentin, incarcérés depuis plus de 17 mois pour des accusations de détournement de fonds publics et de corruption. Cette décision radicale intervient dans un contexte de vives tensions politiques et humanitaires au Gabon.

Selon plusieurs sources proches de la famille, Ali Bongo a cessé de s’alimenter et a suspendu ses séances de rééducation pour dénoncer non seulement l’incarcération de ses proches mais également les conditions de détention qu’il juge « inhumaines ». En signe de solidarité, l’ancien chef de l’État a également refusé toute proposition de quitter le territoire tant que sa famille ne sera pas libre.

Gabon : Ali Bongo entame une grève de la faim pour exiger la libération de sa famille

Dans un rapport médical récemment dévoilé, l’état de santé de Sylvia Bongo suscite de vives inquiétudes. L’ancienne Première dame souffrirait d’une hypertrophie thyroïdienne avec un risque élevé d’évolution cancéreuse. Son fils Noureddin, quant à lui, présente une perforation sévère du tympan. Les médecins mandatés recommandent une évacuation sanitaire urgente à l’étranger, proposition à ce jour restée sans réponse des autorités.

Par ailleurs, les avocats de la famille Bongo dénoncent des actes de torture et de mauvais traitements infligés en détention. Une plainte a été déposée auprès du tribunal judiciaire de Paris pour « arrestation illégale, séquestration aggravée par des actes de torture et actes de barbarie ». Les représentants légaux alertent la communauté internationale sur les risques encourus par Sylvia et Noureddin Bongo, pointant un manquement grave aux droits humains fondamentaux.

Pour l’heure, les autorités gabonaises n’ont émis aucune déclaration officielle en réaction aux actions et revendications d’Ali Bongo. Toutefois, plusieurs ONG internationales de défense des droits de l’homme se disent préoccupées par la situation et appellent à une intervention humanitaire rapide.

Renversé par un coup d’État militaire en août 2023 après plus de 14 ans au pouvoir, Ali Bongo vit depuis sous résidence surveillée dans un isolement quasi complet. Le sort de sa famille apparaît désormais comme un nouveau front dans la crise politique qui agite le Gabon post-Bongo.

[À suivre.]

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