« Gaindésat-1B : le Sénégal entre dans une nouvelle ère de souveraineté spatiale »
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Après le succès retentissant du lancement de Gaindésat-1A en avril 2024, le Sénégal s’apprête à franchir une nouvelle étape historique dans sa conquête de l’espace. Le pays finalise actuellement le développement de son deuxième satellite d’observation de la Terre, baptisé Gaindésat-1B, prévu pour être mis en orbite d’ici la fin de l’année 2026.

Ce nouveau projet est mené par le programme SENSAT SENEGAL, une initiative phare portée par l’État à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Coordonné par le Pr Gayane Faye, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, ce programme marque une volonté claire du Sénégal de se positionner durablement dans le concert des nations technologiques.
« Gaindésat-1B est conçu pour être plus performant et plus spécialisé dans les applications d’observation de la Terre. Il s’inscrit dans une logique de continuité scientifique, mais aussi d’autonomisation technologique », précise le Pr Faye.
Un satellite au service du développement durable

Contrairement à son prédécesseur, à vocation avant tout pédagogique et expérimentale, Gaindésat-1B sera doté de capteurs optiques de nouvelle génération, permettant une meilleure résolution d’images. Ces données auront des applications concrètes dans des domaines aussi variés que :
L’agriculture de précision : suivi des cultures, détection des stress hydriques et des maladies végétales ;
La surveillance environnementale : observation de la déforestation, des zones humides, et de l’érosion côtière ;
La gestion urbaine et foncière : contrôle de l’étalement urbain, aménagement du territoire, prévention des risques ;
La réponse aux catastrophes naturelles : anticipation des inondations, suivi des sécheresses, aide à la gestion post-crise.
Une dynamique scientifique et pédagogique
Au-delà de ses usages stratégiques, Gaindésat-1B se présente également comme un levier de structuration du tissu académique sénégalais. Plus d’une vingtaine d’ingénieurs, doctorants et étudiants en géomatique, génie électrique, télécommunications et sciences spatiales prennent part à sa conception.
Des collaborations sont nouées avec des universités africaines et asiatiques, des agences spatiales ainsi que des partenaires industriels, avec en ligne de mire une ambition de taille : la fabrication locale progressive des composantes des futurs satellites.
« Notre objectif est d’aller vers une souveraineté technologique réelle. Gaindésat-1B en est une étape décisive », affirme le Pr Faye.
Une stratégie étatique affirmée
L’État du Sénégal intègre ce projet dans le cadre de sa Stratégie nationale de la recherche et de l’innovation (SNRI). L’enjeu n’est pas seulement scientifique ou technologique, mais aussi géopolitique : le pays entend maîtriser ses propres outils de collecte et d’analyse de données, dans un monde où la donnée spatiale constitue un levier de puissance et de décision.
Avec le lancement annoncé de Gaindésat-1B d’ici fin 2026, le Sénégal confirme sa montée en puissance dans le domaine spatial et réaffirme son ambition de devenir un acteur africain majeur dans la science des données et la technologie satellitaire.
À retenir : Les objectifs de Gaindésat-1B
Surveillance de l’environnement
Appui à l’agriculture intelligente
Planification urbaine et gestion des risques
Développement de l’industrie spatiale locale
À suivre : les essais techniques sont attendus courant 2026, avec un lancement prévu avant décembre.
imam chroniqueur Babacar Diop













