Gaza asphyxiée : Mahathir Mohamed accuse le monde de fermer les yeux sur une tragédie humaine
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L’ancien Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamed, est monté au créneau pour dénoncer avec force le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, qu’il considère comme une dérive grave de l’humanité vers une violence déshumanisée. Dans une déclaration relayée par l’agence Anadolu, l’ex-dirigeant a fustigé ce qu’il qualifie sans détour de retour à la barbarie, pointant la responsabilité collective d’une communauté internationale qu’il juge passive.
S’exprimant sur le réseau social X, Mahathir Mohamed a dressé un tableau sombre de la situation humanitaire à Gaza. Selon lui, environ 70 000 Palestiniens auraient perdu la vie depuis le début des hostilités en octobre 2023. Un bilan dramatique qui, d’après l’ancien chef de gouvernement, continue de s’alourdir malgré les annonces de cessez-le-feu. Il affirme que les violences persistent même lors des périodes supposées d’accalmie, renforçant le sentiment d’impunité et d’abandon.
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Mahathir Mohamed a particulièrement insisté sur les conséquences sanitaires et alimentaires du blocus. Il dénonce l’entrave à l’acheminement de la nourriture et des médicaments, ainsi que l’interdiction faite aux médecins et aux équipes médicales internationales d’accéder à l’enclave palestinienne. Les hôpitaux, largement détruits, peinent à fonctionner, laissant des milliers de blessés sans soins adéquats.
Pour l’ancien dirigeant malaisien, cette situation dépasse le cadre d’un conflit armé classique. Il parle d’« injustices flagrantes » et de « meurtres sans limite », estimant que l’inaction face à de telles souffrances empêche désormais le monde de se réclamer d’une quelconque civilisation fondée sur le droit et la dignité humaine.
La crise humanitaire s’est encore aggravée avec la décision d’Israël d’interdire à 37 organisations humanitaires d’opérer à Gaza, au motif du non-respect de nouvelles règles d’enregistrement. Entrée en vigueur le 1er janvier, cette mesure suscite une profonde inquiétude chez les acteurs humanitaires, qui redoutent un isolement total d’une population déjà plongée dans une détresse extrême.
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À travers ses propos, Mahathir Mohamed lance un appel implicite à la conscience mondiale, rappelant que le silence et l’inaction face à la souffrance des civils constituent, eux aussi, une forme de responsabilité.
Imam chroniqueur
Babacar Diop

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