Gaza : quand Washington brandit l’arme commerciale pour infléchir Paris

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Gaza : quand Washington brandit l’arme commerciale pour infléchir Paris

Les relations entre Paris et Washington traversent une nouvelle zone de turbulences. En toile de fond : le dossier sensible de Gaza et la volonté affichée des États-Unis de rallier leurs alliés à une nouvelle architecture diplomatique portée par la Maison Blanche. Face aux réticences françaises, Donald Trump a choisi une méthode éprouvée : la pression économique directe, ciblant un secteur emblématique de l’économie hexagonale.
Alors que l’administration américaine cherche à fédérer une coalition internationale autour de son plan pour l’enclave palestinienne, la France semble peu disposée à s’y associer. Selon plusieurs sources proches de l’Élysée, Emmanuel Macron envisagerait de décliner l’invitation à rejoindre le nouveau « Conseil pour la paix » sur Gaza. Une position qui n’a pas tardé à susciter une réaction musclée de Washington.

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Interrogé en marge de la finale nationale de football universitaire à Miami, Donald Trump a confirmé sa volonté de contraindre Paris à revoir sa position. Fidèle à sa diplomatie transactionnelle, le président américain a brandi la menace de sanctions commerciales sévères. « Je mettrai 200 % de droits de douane sur ses vins et ses champagnes, et il rejoindra », a-t-il lancé, avant de tempérer en ajoutant que la France « n’est pas obligée de rejoindre » cette initiative.
Un désaccord stratégique profond
Au-delà de la forme, la divergence est surtout de fond. D’après des informations relayées par BFM TV, la présidence française redoute que ce nouveau conseil ne fragilise les mécanismes existants des Nations unies et ne dépasse le cadre strict de la reconstruction de Gaza. Paris plaide pour un rôle central de l’ONU et se montre réservé face à une structure parallèle pilotée par Washington.
La sortie de Donald Trump ne s’est pas limitée aux questions commerciales. Le président américain s’est également livré à des attaques personnelles, minimisant le poids politique d’Emmanuel Macron sur la scène internationale et évoquant la fin prochaine de son mandat.

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Un pilier du plan américain pour Gaza
Annoncé officiellement par la Maison Blanche, le « Conseil pour la paix » constitue l’un des éléments clés du plan américain en vingt points pour Gaza. Il est censé superviser stratégiquement la reconstruction de l’enclave palestinienne et coordonner l’apport des ressources internationales. Cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large, comprenant notamment la création d’un Comité national pour l’administration de Gaza et de conseils exécutifs chargés de la transition.
Malgré les hésitations françaises, Washington poursuit ses démarches diplomatiques. Donald Trump a indiqué avoir sollicité plusieurs dirigeants étrangers, dont le président turc Recep Tayyip Erdogan, afin de donner corps à cette nouvelle architecture.
Reste à savoir si la menace tarifaire, aussi spectaculaire soit-elle, suffira à infléchir la position de Paris ou si elle marquera, au contraire, un nouvel épisode de crispation durable entre deux alliés historiques.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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