Gaza sous tension : des frappes israéliennes signalées malgré le cessez-le-feu
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Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 10 octobre dernier, la bande de Gaza continue d’être le théâtre de violences armées. Ce dimanche, plusieurs zones de l’enclave palestinienne ont de nouveau été touchées par des opérations militaires israéliennes, remettant en cause la fragile accalmie attendue par une population déjà éprouvée par plus de deux années de conflit.
Selon des informations recoupées auprès de sources médicales locales, des drones israéliens ont mené des frappes dans le quartier de Zeitoun, au sud de la ville de Gaza, faisant plusieurs blessés parmi les civils. Plus au sud, à Al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis — une zone pourtant présentée comme relativement sûre — deux personnes ont été atteintes par des tirs, dont une jeune fille.
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Des attaques dans des zones censées être épargnées
La situation a également dégénéré près de Netzarim, où trois Palestiniens blessés par balles ont été admis à l’hôpital Al-Ahli Arab. Des témoins, cités par l’agence Anadolu, affirment qu’un drone israélien a ouvert le feu sur un groupe de civils dans ce secteur, officiellement classé parmi les zones de retrait prévues par l’accord de trêve.
Dans le centre de la bande de Gaza, les équipes médicales de l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa ont signalé l’arrivée d’un homme grièvement blessé à la tête à Deir el-Balah. Par ailleurs, des tirs d’hélicoptères ont été observés à proximité du camp de réfugiés de Bureij, tandis que la marine israélienne aurait ciblé la côte de Khan Younis, selon des informations rapportées par Al Jazeera.
Un climat diplomatique incertain
Ces nouveaux incidents interviennent dans un contexte politique en pleine évolution. Le Hamas a récemment exprimé son soutien à la mise en place d’un comité technocratique composé de 15 membres, chargé d’assurer la gestion des services publics pour les quelque deux millions d’habitants de Gaza. Cette structure devrait fonctionner sous la supervision d’un « conseil de paix » annoncé comme étant présidé par le président américain Donald Trump.
Toutefois, sur le terrain, la réalité demeure marquée par la poursuite des hostilités. Les autorités palestiniennes dénoncent des violations répétées du cessez-le-feu, évoquant plus de 460 morts et 1 200 blessés depuis son entrée en vigueur.
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Un bilan humain et matériel accablant
Depuis le déclenchement de la guerre en octobre 2023, le nombre total de victimes dépasserait désormais les 71 000 morts. À cette tragédie humaine s’ajoute la destruction de près de 90 % des infrastructures civiles de l’enclave. Les restrictions persistantes sur l’acheminement de l’aide humanitaire plongent environ 2,2 millions de Palestiniens dans une situation de précarité extrême, aggravée par l’arrivée de l’hiver.
Alors que la communauté internationale multiplie les appels au respect du cessez-le-feu, la population de Gaza reste confrontée à une insécurité permanente, mettant en doute la viabilité d’une trêve censée ouvrir la voie à une désescalade durable.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













