Georges Ibrahim Abdallah libéré : fin de 40 ans de détention pour le plus vieux prisonnier politique d’Europe
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Après quatre décennies derrière les barreaux, Georges Ibrahim Abdallah a enfin recouvré la liberté. Le militant libanais pro-palestinien, considéré comme l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe, a quitté la France ce vendredi matin à bord d’un vol Air France à destination de Beyrouth.
Condamné à la réclusion à perpétuité en 1987 pour complicité dans les assassinats d’un diplomate américain et d’un attaché militaire israélien à Paris, Abdallah, aujourd’hui âgé de 74 ans, aura passé 40 ans dans les prisons françaises, principalement à Lannemezan. Sa libération a été rendue possible par une décision de la cour d’appel de Paris, qui a ordonné sa remise en liberté à compter du 25 juillet, à la condition qu’il quitte définitivement le territoire français.
Selon Ziad Taan, chargé d’affaires de l’ambassade du Liban à Paris, présent à l’aéroport de Roissy, Georges Abdallah « était bien, en bonne santé, et très heureux de retrouver sa famille et sa liberté ». Le diplomate a également rapporté que le prisonnier avait exprimé sa reconnaissance envers le personnel pénitentiaire pour le « traitement humain et respectueux » reçu durant ses années de détention.
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Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, l’a rencontré la veille de sa libération : « Il était très heureux, même s’il est conscient qu’il retourne dans une région traversée par de graves tensions, notamment pour les peuples libanais et palestinien. »
La libération de Georges Ibrahim Abdallah marque l’aboutissement d’un combat de longue haleine mené par ses soutiens en France et à l’étranger. Des collectifs, des militants de la cause palestinienne, ainsi que des organisations de défense des droits humains ont régulièrement dénoncé son maintien en détention malgré les avis favorables à sa libération, délivrés depuis plusieurs années.
Figure controversée, Georges Abdallah avait été arrêté en 1984 sous un faux nom. Il était soupçonné d’appartenir aux Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), groupe armé d’extrême gauche soutenant la cause palestinienne. Son cas a suscité un vif débat en France entre impératifs judiciaires, pression diplomatique internationale et exigences humanitaires.
Son retour au Liban, près de 40 ans après son arrestation, s’inscrit dans un contexte géopolitique régional explosif, sur fond d’annonces récentes comme la reconnaissance prochaine de l’État de Palestine par la France, prévue en septembre selon le président Emmanuel Macron.
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Imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













