Ghana : La non-divulgation d’une MST à son partenaire est désormais une infraction pénale
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Accra, 2 octobre 2025 – Toute personne atteinte d’une infection sexuellement transmissible (IST/MST) qui entretient des rapports sexuels avec un partenaire sans l’en informer commet un délit punissable par la loi au Ghana.
L’annonce a été faite par l’Inspectrice en chef Monica Agyemang, Directrice régionale de l’Est au sein de l’Unité de soutien aux victimes de violence domestique et sexuelle (DOVVSU) de la police ghanéenne.
Selon elle, cette mesure vise à protéger les citoyens contre les risques sanitaires et psychologiques liés à la transmission volontaire ou involontaire des maladies sexuellement transmissibles. « La non-divulgation d’une infection sexuelle à son partenaire avant un rapport constitue une atteinte grave à son droit à l’intégrité et peut avoir des conséquences juridiques sévères », a-t-elle souligné.
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Une protection juridique et sanitaire
Les MST et IST, parmi lesquelles le VIH, la syphilis, l’hépatite B et la gonorrhée, représentent un enjeu majeur de santé publique au Ghana. Les autorités rappellent que le consentement éclairé est un principe fondamental dans toute relation sexuelle, et qu’il implique la transparence sur son état de santé.
Le Code pénal ghanéen, dans ses dispositions relatives à la mise en danger de la vie d’autrui, peut être mobilisé pour sanctionner ceux qui dissimulent volontairement leur statut sérologique ou une infection transmissible. Les peines encourues vont de lourdes amendes à des peines d’emprisonnement, selon la gravité du cas et les conséquences sur la victime.
Sensibiliser et responsabiliser
Cette mise en garde intervient dans un contexte où les organisations de santé intensifient la sensibilisation à la prévention des IST. Les spécialistes encouragent la population à recourir régulièrement au dépistage et à favoriser un dialogue honnête entre partenaires.
« Au-delà de la loi, il s’agit d’une responsabilité morale et sociale. Protéger son partenaire, c’est aussi protéger la société », a insisté Mme Agyemang.
Vers un changement de mentalités
La déclaration de la DOVVSU rappelle la nécessité de renforcer l’éducation sexuelle, de briser les tabous liés aux infections sexuellement transmissibles et d’encourager les comportements responsables. Les autorités espèrent qu’une meilleure connaissance du cadre légal dissuadera les pratiques à risque et favorisera la confiance mutuelle dans les relations intimes.
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Jean-Marc Ashraf EDRON













