Ghana / Sécurité: 17 soldats burkinabés arrêtés à Sissala Est alors qu’ils installaient des positions de combat
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Dix-sept militaires burkinabés ont été arrêtés ce 2 janvier 2026 par les services de l’immigration ghanéens dans le district de Sissala Est, situé dans la région du Haut-Ouest du Ghana. Selon les premières informations recueillies sur place, ces soldats, lourdement armés et en tenue de combat, auraient franchi la frontière sans autorisation et tentaient d’installer des positions militaires sur le territoire ghanéen.
L’opération ayant conduit à leur arrestation a été menée par les agents du Ghana Immigration Service (GIS), qui ont agi après avoir été alertés par des habitants de la zone frontalière. Les soldats burkinabés auraient été surpris en train de creuser des tranchées et de positionner du matériel militaire à proximité du village de Kwapun, une localité ghanéenne proche de la frontière avec le Burkina Faso.
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D’après des sources sécuritaires locales, les militaires interpellés étaient en possession d’un arsenal conséquent. Parmi les équipements saisis figurent des fusils d’assaut, des munitions en grande quantité, des grenades, des radios de communication, ainsi que plusieurs véhicules tout-terrain. Les soldats n’auraient opposé aucune résistance au moment de leur arrestation, mais n’auraient pas non plus fourni d’explication claire sur leur présence en territoire ghanéen.
Cet incident intervient dans un contexte régional tendu, marqué par la recrudescence des attaques terroristes dans le nord du Burkina Faso et les mouvements de groupes armés à travers les frontières. Le Ghana, jusqu’ici relativement épargné par l’insécurité sahélienne, renforce depuis plusieurs mois la surveillance de ses frontières nord, notamment dans les régions de l’Upper West et de l’Upper East.
Les autorités ghanéennes n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’affaire, mais selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, une enquête a été ouverte pour déterminer les intentions exactes des soldats burkinabés. Des consultations diplomatiques pourraient également être engagées avec Ouagadougou afin d’éviter une escalade entre les deux pays voisins.
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Du côté burkinabé, aucune déclaration officielle n’a été faite pour l’instant. Il n’est pas exclu que les militaires aient agi dans le cadre d’une opération de poursuite de groupes armés, mais cette hypothèse reste à confirmer. En attendant, les soldats sont détenus dans une installation sécurisée à Tumu, chef-lieu du district de Sissala Est, en attendant les suites de l’enquête.
Cet incident soulève des questions sur la coordination sécuritaire entre les pays de la sous-région face à la menace terroriste. Il met également en lumière la fragilité des frontières terrestres et la nécessité d’un dialogue renforcé entre les États pour éviter les malentendus aux conséquences potentiellement graves.
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Par Gil-christ DJOSSOU, pour DUNIA NEW’S TV













