Ghana : une ex-députée burkinabè en exil enlevée dans le nord-ouest du pays
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Accra / Ouagadougou, 24 septembre 2025 – L’enlèvement d’Adja Zoungrana, ancienne députée burkinabè vivant en exil, secoue la sous-région ouest-africaine. Les faits se sont déroulés le samedi 13 septembre, dans la commune de Hamile, au nord-ouest du Ghana, à proximité immédiate de la frontière avec le Burkina Faso.
Une disparition mystérieuse
Selon les témoignages recueillis, la parlementaire en exil assistait à une cérémonie de mariage lorsqu’elle a été saisie par des individus armés. Les assaillants, venus du Burkina Faso, auraient ensuite franchi la frontière avec elle. Des sources locales font état de la mort de deux civils lors de l’enlèvement, un homme et une femme, ajoutant une dimension tragique à cette affaire déjà explosive.
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Certaines rumeurs font état d’une complicité interne, voire familiale, dans la préparation du rapt. Pour l’instant, les autorités burkinabè comme ghanéennes gardent le silence, alimentant les interrogations sur les véritables motivations de cet acte.
Une opposante critique du régime
Exilée depuis plusieurs mois, Adja Zoungrana était connue pour ses prises de position critiques envers le régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré. Sur les réseaux sociaux et les groupes de discussion, elle dénonçait régulièrement la gestion du pouvoir à Ouagadougou.
Son enlèvement soulève donc des questions sur un possible mobile politique. Plusieurs organisations de défense des droits humains et des voix de l’opposition réclament une enquête transparente et sa libération immédiate.
Silence officiel et inquiétudes régionales
Ni Accra ni Ouagadougou n’ont, pour le moment, livré de détails sur l’opération ni sur le sort réservé à l’ancienne députée. Une telle affaire, si elle se confirmait comme étant d’ordre politique, pourrait raviver les tensions entre les deux pays et compromettre la sécurité des opposants en exil dans la sous-région.
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Ce qu’il reste à éclaircir
Le lieu où est retenue Adja Zoungrana
L’identité réelle des ravisseurs
Les motivations derrière l’enlèvement
Le rôle éventuel des autorités locales et la coopération entre États
Les circonstances exactes de la mort des deux civils
Pour l’heure, les regards sont tournés vers les gouvernements du Ghana et du Burkina Faso, sommés d’apporter des réponses claires à une affaire qui dépasse le simple cadre criminel pour prendre une dimension politique et régionale.













