Glissements catégoriels : l’injustice qui mine la carrière des enseignants contractuels

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Dans le système éducatif sénégalais, certains enseignants contractuels voient leur carrière progresser… mais leur rémunération reste étrangement bloquée, révélant une gestion incohérente et injuste des glissements catégoriels.
En 2018, un professeur contractuel est promu de la 1ère à la 2ème catégorie, avec un rappel de 699 127 F CFA. Sept ans plus tard, en 2025, le même enseignant passe de la 3ème à la 9ème catégorie, une progression bien plus importante sur le plan hiérarchique, mais ne reçoit qu’un rappel de 1 066 676 F CFA.
Cet écart disproportionné est inacceptable : la promotion la plus significative génère à peine un rappel supérieur à celui d’une évolution modeste. Cette situation révèle un dysfonctionnement profond dans la prise en charge des glissements catégoriels et une incohérence manifeste dans l’application des règles de rémunération.
Chaque glissement catégoriel devrait être une reconnaissance tangible du mérite et de l’expérience, ainsi qu’un impact direct sur la rémunération et la motivation des enseignants. Lorsqu’il est accompagné de rappels incohérents et opaques, c’est tout le système éducatif qui se fragilise, et la confiance des enseignants dans l’administration s’érode.
Face à cette injustice, il est impératif que l’Inspection Académique de Thiès et les autorités compétentes :
Clarifient immédiatement les règles de calcul des rappels liés aux glissements catégoriels.
Régularisent sans délai tous les écarts constatés, pour que chaque enseignant soit rémunéré à sa juste valeur.
Assurent une transparence totale pour toutes les promotions futures.
Chaque jour de retard accentue le sentiment d’injustice et de découragement chez ceux qui façonnent l’avenir des enfants sénégalais. Il est temps que l’équité et la transparence remplacent l’arbitraire et l’opacité. Les enseignants contractuels exigent que leur engagement et leur mérite soient enfin reconnus et rémunérés à leur juste valeur.
Pour la justice salariale et la reconnaissance du mérite : il est urgent d’agir maintenant.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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