Grammy Awards 2026 : une 68e édition placée sous le signe de l’ouverture aux musiques du monde

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Grammy Awards 2026 : une 68e édition placée sous le signe de l’ouverture aux musiques du monde

À quelques jours de la 68ᵉ cérémonie des Grammy Awards, prévue à Los Angeles, la Recording Academy affiche sa volonté de refléter la diversité musicale mondiale. La rappeuse américaine Doechii, figure marquante de l’édition précédente et présentatrice cette année, ainsi que Harvey Mason Jr., PDG de l’institution, reviennent sur une cérémonie en pleine mutation, plus attentive aux sons venus d’Afrique, d’Amérique latine et d’ailleurs.

Longtemps perçus comme une vitrine essentiellement anglo-américaine, les Grammy Awards semblent aujourd’hui vouloir épouser les contours d’une industrie musicale devenue résolument globale.

Une cérémonie qui assume son virage international

La 68ᵉ édition des Grammy Awards s’annonce comme l’une des plus ouvertes de son histoire. Dans un paysage musical bouleversé par le streaming et la circulation accélérée des cultures, la Recording Academy affirme sa volonté de mieux représenter les scènes musicales non occidentales.

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« La musique ne connaît plus de frontières », résume Harvey Mason Jr., PDG de l’institution organisatrice. Selon lui, l’évolution des Grammy répond à une réalité simple : les artistes du monde entier influencent désormais les tendances globales, bien au-delà de leurs territoires d’origine.

Cette ouverture se traduit aussi bien dans les nominations que dans les catégories dédiées aux musiques dites “globales”, devenues des espaces de reconnaissance à part entière et non plus des marges symboliques.

Doechii, d’une victoire à une autre posture

Grande gagnante de l’édition 2025, la rappeuse américaine Doechii fait partie des présentateurs de la cérémonie 2026. Une présence qui marque un passage de témoin : celui d’une artiste propulsée par les Grammy, désormais actrice de leur mise en scène.

Dans ses prises de parole, Doechii évoque une reconnaissance qui dépasse le simple trophée. Pour elle, les Grammy peuvent devenir un espace de validation pour des voix longtemps ignorées ou sous-estimées. « Être vue, être entendue, c’est aussi ça le pouvoir de cette scène », confie-t-elle, en référence à la diversité croissante des artistes récompensés.

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L’Afrique et le Sud global de plus en plus visibles

Depuis plusieurs années, les musiques africaines, caribéennes et latino-américaines gagnent en visibilité au sein de la cérémonie. Afrobeats, amapiano, pop latino ou fusions hybrides s’invitent progressivement dans les radars de l’Académie, portés par des artistes à l’audience désormais mondiale.

Cette dynamique est saluée par de nombreux observateurs, même si elle continue de susciter des débats sur la place réelle accordée à ces musiques dans les catégories majeures. Pour Harvey Mason Jr., l’enjeu n’est pas seulement quantitatif : il s’agit de reconnaître la valeur artistique de ces scènes dans toute leur complexité.

Des Grammy en quête de sens et de légitimité

Face aux critiques récurrentes sur leur représentativité, les Grammy Awards cherchent à se réinventer. L’élargissement des catégories, la diversification des votants et l’ouverture aux esthétiques non occidentales font partie d’une stratégie plus large visant à renforcer la crédibilité de l’institution.

Dans un monde où les artistes peuvent atteindre une renommée planétaire sans passer par les circuits traditionnels, la cérémonie tente de rester un repère, sinon un arbitre, des mutations de l’industrie musicale.

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La 68ᵉ édition des Grammy Awards apparaît ainsi comme un moment charnière. En s’ouvrant davantage aux musiques venues du monde entier, la cérémonie reconnaît une évidence : la création musicale est désormais plurielle, transnationale et profondément connectée. Reste à savoir si cette ouverture, encore fragile, s’inscrira durablement dans les catégories les plus prestigieuses, ou si elle demeurera un symbole en quête de profondeur.

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Celine Dou

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