Guédiawaye : Le fils d’un ancien procureur arrêté pour une affaire d’abus de confiance présumé
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L’affaire défraie la chronique à Guédiawaye. Ibrahima Diop, fils de l’ancien procureur de la République Abdou Karim Diop, a été interpellé par les agents du commissariat central de la localité. Selon des informations relayées par Seneweb, le jeune homme est soupçonné d’un abus de confiance portant sur plusieurs millions de francs CFA.
Les enquêteurs s’intéressent aux conditions dans lesquelles cette somme aurait été détournée. D’après des sources proches du dossier, la plainte émane d’une personne qui lui aurait confié des fonds dans le cadre d’une transaction financière. L’argent aurait, selon les plaignants, disparu sans justification claire.
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Le mis en cause devrait être présenté au parquet de Pikine-Guédiawaye dans les prochaines heures. Il y sera entendu par un magistrat afin d’éclaircir les faits et de déterminer s’il sera placé sous mandat de dépôt ou laissé en liberté provisoire.
Cette interpellation relance le débat sur la responsabilité individuelle et la réputation des familles issues du corps judiciaire. Comme le souligne le sociologue sénégalais Abdoulaye Diagne dans Justice et Société au Sénégal (L’Harmattan, 2021, p. 114), « la moralité publique des proches de figures institutionnelles est souvent scrutée avec rigueur, car elle engage symboliquement la crédibilité des institutions qu’ils incarnent ou qu’ils ont servies. »
Si les faits sont avérés, cette affaire pourrait ternir l’image d’une lignée jusque-là associée à la rigueur et à l’intégrité judiciaire. Dans le cas contraire, elle rappellera combien la présomption d’innocence reste un pilier essentiel de l’État de droit.
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« Juger avant d’avoir compris, c’est déjà condamner », écrivait le philosophe Michel Serres dans Le Tiers-Instruit (Éditions François Bourin, 1991, p. 67). Une maxime que la justice sénégalaise, garante de l’équité et de la vérité, devra faire sienne une fois encore.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













