Guinée : à 45 ans, Nanfadima Condé décroche le baccalauréat et donne une leçon de courage

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Guinée : à 45 ans, Nanfadima Condé décroche le baccalauréat et donne une leçon de courage

Dans un pays où l’éducation des femmes reste encore un défi à bien des égards, elle est devenue un symbole d’audace et de détermination. À 45 ans, Nanfadima Condé, mère de quatre enfants et fonctionnaire de l’État depuis près de vingt ans, vient de décrocher son baccalauréat. Une victoire personnelle, mais aussi un message fort lancé à toute l’Afrique : le savoir n’a pas d’âge.

Guinée : à 45 ans, Nanfadima Condé décroche le baccalauréat et donne une leçon de courage

En poste depuis 2005 comme enseignante, Nanfadima aurait pu se contenter de son statut et poursuivre sa carrière sans faire de vagues. Mais dans le secret de ses journées bien remplies, elle nourrissait un rêve tenace : obtenir le diplôme de fin d’études secondaires, celui que la vie ne lui avait pas permis de décrocher plus tôt.

Plutôt que de se résigner, elle a choisi de reprendre le chemin des révisions, en candidate libre, épaulée par un mari qu’elle décrit comme son premier soutien. Malgré les moqueries, les rumeurs et les jugements faciles, elle a tenu bon. Résultat : admissible haut la main.

Face aux critiques, elle répond avec une tranquille assurance :

« Il n’y a pas d’âge pour les études. Je ne voulais pas que mon statut d’enseignante reste purement administratif. Je voulais donner du sens, de la légitimité à ce que je fais. »

Pour Nanfadima, ce succès n’est qu’une étape. Elle envisage désormais de poursuivre à l’université, preuve qu’elle ne court pas après une reconnaissance symbolique, mais qu’elle cherche une réelle montée en compétence.

Dans une société où l’on considère encore trop souvent que les femmes, une fois mères, doivent renoncer à leurs ambitions personnelles, Nanfadima Condé brise les carcans. Elle incarne cette génération de femmes africaines lucides, résilientes, qui refusent de se laisser enfermer dans les rôles figés que la société leur assigne.

Et elle adresse un message sans détour à toutes celles et ceux qui doutent :

« Ce n’est jamais trop tard. Il faut oser. Il faut croire. Même quand on vous regarde de travers. »

Dans une Guinée en quête de réformes profondes dans le domaine éducatif, cette réussite individuelle prend des allures de signal collectif. Elle rappelle aux autorités, comme à la société tout entière, l’importance de valoriser les parcours atypiques, de soutenir les initiatives personnelles et d’ouvrir l’école à toutes les générations.

Car au fond, l’histoire de Nanfadima Condé n’est pas simplement celle d’un diplôme obtenu à 45 ans. C’est celle d’un combat pour la dignité, pour l’émancipation, et pour un rêve africain d’éducation accessible et inclusive.

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