Guinée-Bissau : à l’approche du double scrutin, le retour du président Embaló à Bissau cristallise les attentes
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À une semaine des élections présidentielle et législatives du 23 novembre, le président Umaro Sissoco Embaló rentre ce lundi à Bissau après plusieurs jours de campagne en région. Le scrutin s’impose comme un duel entre le chef de l’État et Fernando Dias, candidat indépendant soutenu par le PAIGC, écarté de la course par la Cour suprême.
Une rentrée politique scrutée dans la capitale
Dans les rues de Bissau, son retour est attendu. Certains y voient une étape décisive, d’autres un passage obligé dans une campagne menée à un rythme soutenu. Durant plusieurs jours, Umaro Sissoco Embaló a multiplié les déplacements dans les régions, alternant bains de foule et rencontres avec des communautés rurales.
Pour ses partisans, cette présence sur le terrain témoigne d’un style direct, centré sur la sécurité, la stabilité institutionnelle et la continuité des programmes engagés depuis 2019. Pour ses détracteurs, elle traduit surtout une volonté de s’assurer d’un second mandat dans un contexte politique fragile.
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Fernando Dias, une candidature indépendante portée par un appareil historique
Face au président sortant, Fernando Dias s’impose comme le principal concurrent. Sa candidature, d’abord discrète, a pris une autre dimension lorsque le PAIGC, formation historique de la lutte pour l’indépendance, lui a apporté son soutien officiel après son exclusion du scrutin par la Cour suprême.
Ce ralliement a modifié l’équilibre de la course : Fernando Dias, indépendant par statut, est désormais perçu comme le dépositaire d’un héritage politique important. Ses discours mettent en avant la transparence, la réforme institutionnelle et la nécessité de restaurer la confiance entre pouvoir politique et société.
Une campagne polarisée qui laisse peu de place aux autres candidats
Les autres prétendants existent, mais leur visibilité s’amenuise. Les débats publics, les médias locaux et les mobilisations citoyennes se concentrent presque exclusivement sur les deux favoris. Cette polarisation tient autant à l’histoire politique du pays qu’aux enjeux du moment : stabiliser les institutions, réduire les tensions entre présidence, gouvernement et Parlement, et redéfinir les priorités économiques.
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Un scrutin aux enjeux institutionnels majeurs
La Guinée-Bissau aborde ce double scrutin avec une question centrale : sa capacité à sortir d’un cycle de fragilités politiques récurrentes. Depuis plus de deux décennies, dissolutions, rivalités institutionnelles et crises successives ont rythmé la vie publique.
Les électeurs devront trancher entre :
- la continuité incarnée par Umaro Sissoco Embaló ;
- l’alternative portée par Fernando Dias et les forces politiques qui se reconnaissent en lui ;
- et la possibilité, encore faible, d’un choix extérieur au duel dominant.
Une semaine décisive pour les acteurs politiques et pour le pays
Dans les prochains jours, l’activité politique se concentrera dans la capitale. Les équipes affineront leurs stratégies et chercheront à mobiliser celles et ceux qui n’ont pas encore arrêté leur choix. Au-delà des candidatures, c’est la capacité du pays à consolider ses institutions et à répondre aux attentes sociales qui se joue.
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Celine Dou
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