Guinée : Mamady Doumbouya érige un État à parti unique en dissolvant 40 partis d’opposition
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La Guinée traverse une nouvelle phase de tension politique après la dissolution de 40 partis politiques d’opposition, dont ses trois principaux groupes, par un décret pris tard dans la nuit. Cette décision renforce le contrôle du président Mamady Doumbouya, arrivé au pouvoir lors d’un coup d’État en 2021 et élu président en décembre dernier lors d’un scrutin excluant l’opposition.
Depuis son arrivée, Doumbouya a dirigé le pays d’une main de fer : répression des libertés, interdiction des manifestations et arrestations des opposants, certains contraints à l’exil ou disparus. Le décret de dissolution, signé vendredi soir par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, prive les partis de leur personnalité juridique, de leurs activités politiques et de l’usage de leurs logos et emblèmes. Les actifs des partis sont placés sous séquestre, supervisés par un curateur.
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Parmi les formations dissoutes figurent l’UFDG dirigée par Cellou Dalein Diallo, le RPG d’Alpha Condé, et l’UFR. Les réactions ne se sont pas fait attendre : le coordinateur de l’UFDG, Souleymane de Souza Konate, parle d’une « farce politique visant à instaurer un État à parti unique », tandis qu’Ibrahima Diallo, du FNDC, évoque « l’officialisation d’une dictature et une incertitude profonde pour le pays ».
Cette décision s’inscrit dans le contexte de la nouvelle constitution adoptée en septembre dernier, qui permet aux membres de la junte, dont Doumbouya, de se présenter aux élections et prolonge le mandat présidentiel de cinq à sept ans, renouvelable une fois. Depuis 1958, la Guinée connaît une histoire politique marquée par des régimes militaires et autoritaires, malgré ses richesses en minerais et une majorité de la population vivant sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale (2024).
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Par imam chroniqueur
Babacar Diop













