Harcèlement sexuel des enfants au Sénégal : briser le silence pour protéger nos enfants
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Le harcèlement sexuel des enfants demeure une plaie silencieuse mais dévastatrice au Sénégal. Chaque année, de nombreux enfants, surtout les filles, sont victimes d’agressions qui laissent des séquelles psychologiques profondes et compromettent leur développement. Malgré les campagnes de sensibilisation, le problème persiste, souvent caché derrière le voile du tabou social.
Une réalité inquiétante
Selon les statistiques du Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, des centaines de cas de violences sexuelles sur des mineurs sont enregistrés chaque année, mais la majorité reste non déclarée. La peur, la honte, ou la méconnaissance des droits des enfants empêchent de nombreuses victimes et leurs familles de porter plainte.
Les lieux supposés être sûrs – maisons, écoles, lieux de culte – peuvent se transformer en espaces de danger lorsque des adultes de confiance abusent de leur autorité. L’UNICEF et plusieurs ONG locales ont alerté sur cette tendance inquiétante, soulignant que le harcèlement sexuel touche des enfants de tous les milieux sociaux et économiques.
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Comme le rappelle l’imam chroniqueur Babacar Diop : « Un enfant en danger, c’est un avenir brisé. Nous avons le devoir moral et religieux de protéger ces âmes innocentes avant qu’il ne soit trop tard. »
Conséquences pour les enfants
Le harcèlement sexuel a des effets durables sur les enfants. Psychologiquement, il peut provoquer anxiété, dépression, troubles du sommeil et baisse de performance scolaire. Socialement, l’enfant peut se refermer sur lui-même et développer une méfiance vis-à-vis des adultes. À long terme, ces traumatismes influencent leur vie adulte, entraînant parfois des comportements autodestructeurs ou des difficultés relationnelles.
Imam chroniqueur
Babacar Diop souligne également : « Chaque silence face à l’injustice faite à un enfant est une faute que nous portons devant Dieu. L’éducation et l’accompagnement sont nos premières armes contre ce fléau. »
Cadre légal et initiatives
Le Sénégal dispose d’un cadre légal pour protéger les enfants, notamment la loi n° 2005-07 relative à la protection de l’enfant et le Code pénal qui sanctionne les abus sexuels. Cependant, l’application reste insuffisante, et les sanctions rarement dissuasives.
Des initiatives citoyennes et des campagnes de sensibilisation sont menées par des ONG comme ENDA Jeunesse Action et le Réseau des ONG de Protection de l’Enfance. Elles visent à informer les enfants sur leurs droits, former les adultes à reconnaître les signes d’abus et promouvoir la dénonciation des auteurs.
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Agir pour protéger nos enfants
La lutte contre le harcèlement sexuel des enfants au Sénégal nécessite une mobilisation collective :
Éducation et prévention : Enseigner aux enfants à identifier le harcèlement et à demander de l’aide.
Soutien psychologique : Assurer un accompagnement spécialisé pour les victimes.
Sanctions efficaces : Renforcer l’application des lois et la formation des forces de l’ordre.
Mobilisation communautaire : Briser le silence en impliquant familles, leaders religieux, enseignants et médias.
Comme le souligne la sociologue sénégalaise Fatou Sow : « Protéger l’enfant, c’est protéger l’avenir de la nation. Chaque acte de silence face à l’abus est une complicité involontaire. »
Et pour imam chroniqueur Babacar Diop : « Nous ne devons jamais détourner le regard. Un enfant qui souffre est un appel à notre responsabilité collective. La foi et la conscience sociale nous obligent à agir sans délai. »
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Il est urgent de briser le tabou et de créer un environnement sûr où chaque enfant peut grandir sans peur. La sensibilisation, l’éducation et l’action collective doivent être nos armes pour mettre fin à cette violence insidieuse.
imam chroniqueur
Babacar Diop













