Hausse du prix du sable à Dakar : l’État brise le monopole et rétablit les tarifs
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Par Imam chroniqueur
Babacar Diop

Après plusieurs semaines de tension dans le secteur du BTP, le gouvernement sénégalais a décidé de sévir contre une situation jugée anticoncurrentielle sur le marché du sable. En réponse à une question écrite du député Guy Marius Sagna, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souléye Diop, a levé le voile sur les causes de la récente flambée des prix à Dakar et les mesures prises pour y remédier.
Le tarif de chargement des camions de sable de 17 m³ était passé de 14 000 à 15 000 FCFA, provoquant un mouvement de grève chez les transporteurs et des ralentissements notables sur les chantiers de construction. À l’origine de cette perturbation : la position dominante d’une carrière qui, selon le ministère, imposait unilatéralement ses prix.
Une intervention rapide pour casser le monopole
Le gouvernement, déterminé à rétablir l’équité dans ce secteur stratégique, a sommé ladite société de revenir au tarif initial sous peine de sanctions. Des missions d’inspection ont été diligentées sur le terrain pour évaluer l’état des lieux et encadrer les pratiques commerciales.
« Le gouvernement a demandé à la société mise en cause de rétablir le prix initial sous peine de sanction », a déclaré le ministre Diop, ajoutant que le monopole était désormais levé, grâce à l’ouverture accélérée de nouvelles autorisations d’exploitation de carrières de sable.
Vers une régulation durable du marché
Au-delà de cette action immédiate, les autorités entendent instaurer un système de régulation plus pérenne. Conformément à l’article 77 du Code minier, le ministère s’attelle à la mise en place d’un indice de prix de référence pour les substances minérales. L’objectif : garantir plus de transparence et éviter de futures flambées injustifiées.
Satisfaction du député Guy Marius Sagna
Sur sa page Facebook, le député Guy Marius Sagna, très actif sur les questions économiques et sociales, a salué la réaction de l’État. Il estime que cette décision constitue un signal fort contre les abus de position dominante et une victoire pour les travailleurs du transport et du bâtiment.
Conclusion
Alors que le pays cherche à relancer ses projets d’infrastructures dans un contexte économique tendu, le contrôle du prix des matériaux de construction devient un enjeu central. En s’attaquant au monopole et en renforçant la régulation, l’État semble vouloir reprendre la main sur un secteur jusque-là vulnérable à des pratiques spéculatives.
imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













