Hong Kong : l’incendie de Wang Fuk Court fait au moins 83 morts et déclenche une mobilisation citoyenne sans précédent
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Au lendemain de l’incendie qui a ravagé sept des huit tours du complexe résidentiel Wang Fuk Court, Hong Kong est sous le choc. Le bilan provisoire fait état d’au moins 83 morts et d’un nombre encore incertain de disparus. Autour du drame, une vaste mobilisation citoyenne s’est immédiatement organisée pour secourir les survivants et soutenir les familles.
Dans la nuit, le feu a avalé les façades comme un souffle violent. Au matin, alors que les fumées se dissipent, Hong Kong découvre l’ampleur du désastre. Et autour des décombres, des centaines d’habitants ont formé une chaîne humaine de solidarité une réponse instinctive, presque urgente, pour tenter de réparer l’irréparable.
Un incendie d’une rare violence
Le sinistre a éclaté dans l’une des tours en rénovation du complexe Wang Fuk Court, dans le district de Tai Po. Les échafaudages en bambou matériau traditionnel mais hautement inflammable ont servi d’accélérateur, permettant aux flammes de grimper le long des façades en quelques minutes.
Sept tours sur huit ont été entièrement ravagées.
Les habitants, réveillés par la fumée, ont fui dans des escaliers déjà saturés. Certains ont tenté de rejoindre les toits, d’autres ont été évacués par les fenêtres grâce aux pompiers. Une scène de chaos où chaque seconde a compté.
Un bilan humain qui s’alourdit d’heure en heure
Le dernier bilan communiqué par les autorités fait état de :
- 83 morts confirmés,
- plusieurs dizaines de blessés graves,
- et un nombre encore indéterminé de personnes disparues.
Des familles se rendent d’un centre d’accueil à l’autre pour retrouver un parent, un voisin, un enfant. Les listes s’allongent, les identifications se poursuivent, l’attente devient une épreuve.
La mobilisation citoyenne : un geste collectif face à la tragédie
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C’est un des signes les plus marquants de cette catastrophe : la réaction immédiate de la population.
Sans attendre les consignes officielles, des centaines d’habitants se sont mobilisés de manière spontanée. Une solidarité organique, profonde, comme savent en produire les grandes villes frappées de plein fouet.
Autour des tours dévastées, on a vu :
- des bénévoles distribuer eau, nourriture, couvertures ;
- des chauffeurs offrir gratuitement des trajets pour transporter les rescapés et les familles ;
- des associations organiser des hébergements temporaires ;
- des jeunes aider à trier des sacs, à porter les personnes âgées, à accompagner les blessés vers les ambulances ;
- des physiothérapeutes, infirmiers et travailleurs sociaux venir offrir un soutien psychologique immédiat.
Des files de citoyens sont apparues devant les centres de collecte, apportant vêtements, matelas, médicaments, radios portatives.
Des plateformes d’entraide ont été créées dans la nuit même, pour recenser les disparus, orienter les familles et partager des informations vérifiées.
Cette mobilisation, massive et rapide, a permis d’alléger la pression sur les équipes de secours et d’apporter une aide essentielle dans les premières heures.
Les autorités sous pression : enquête et premières responsabilités
Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du sinistre. Plusieurs responsables liés au chantier de rénovation ont été interpellés, soupçonnés de négligence grave.
Plusieurs questions restent en suspens :
- Pourquoi les échafaudages n’étaient-ils pas protégés ?
- Les matériaux utilisés étaient-ils conformes ?
- Les alarmes et issues de secours étaient-elles opérationnelles ?
Dans une ville traversée par une forte densité urbaine, ce drame résonne comme un avertissement : chaque faille peut coûter des vies.
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Un drame qui interroge l’organisation urbaine
Au-delà de l’émotion et de l’urgence, l’incendie de Wang Fuk Court pose des questions fondamentales sur la sécurité des bâtiments en rénovation, la gestion des habitants en situation de promiscuité verticale, et la résilience des infrastructures face aux risques.
Hong Kong devra affronter ces débats techniques, politiques, humains et répondre à la douleur de ces familles durablement marquées.
Celine Dou
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