Hossein Salami tué à Téhéran : la disparition d’un pilier de l’appareil militaire iranien

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Une frappe aérienne attribuée à Israël a visé la capitale iranienne, Téhéran, ce vendredi 13 juin, provoquant la mort du général Hossein Salami, l’un des hommes les plus influents de l’appareil sécuritaire iranien. Commandant en chef des Gardiens de la Révolution islamique depuis 2019, Salami incarnait une ligne dure face à l’Occident et s’était imposé comme une figure centrale dans les relations tendues entre Téhéran et Tel-Aviv.

Hossein Salami tué à Téhéran : la disparition d’un pilier de l’appareil militaire iranien

Né en 1960 dans le centre de l’Iran, Hossein Salami s’était imposé au fil des décennies comme un fervent défenseur des principes révolutionnaires iraniens. Officier de carrière, il avait gravi les échelons au sein des Pasdaran — le corps d’élite des Gardiens de la Révolution — jusqu’à en prendre la tête, succédant à Mohammad Ali Jafari. Très proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, Salami occupait un rôle stratégique dans l’architecture militaire et politique du régime.

Connu pour ses discours virulents et ses prises de position belliqueuses, notamment à l’encontre d’Israël et des États-Unis, il était souvent vu à la télévision iranienne avertissant de représailles sévères contre toute action perçue comme une agression. Il y a quelques semaines encore, il déclarait : « Si vous commettez la moindre erreur, nous ouvrirons les portes de l’enfer pour vous », visant à la fois Tel-Aviv et Washington.

Son décès survient dans un contexte de fortes tensions régionales, alimentées par les confrontations indirectes entre Israël et l’Iran, sur plusieurs théâtres comme la Syrie, l’Irak ou le Liban. La disparition d’un homme de cette envergure constitue un tournant potentiel dans la hiérarchie militaire iranienne et pourrait raviver les inquiétudes concernant une escalade dans la région.

Au-delà de son rôle militaire, Hossein Salami était aussi une figure idéologique, garant d’une ligne doctrinale rigide, fondée sur la confrontation avec l’Occident et la consolidation du pouvoir du clergé chiite. Sa mort laisse un vide institutionnel, mais aussi symbolique, dans l’appareil d’État iranien, alors que le pays est confronté à de nombreux défis, internes comme externes.

Reste à voir comment l’Iran réagira à cette attaque ciblée, et qui sera désigné pour reprendre les rênes d’un corps militaire aussi sensible et stratégique que les Gardiens de la Révolution.

Imam chroniqueur Babacar Diop

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