Iran : la fin de la résolution 2231, un tournant diplomatique dans le dossier nucléaire

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Iran : la fin de la résolution 2231, un tournant diplomatique dans le dossier nucléaire

Le ministère iranien des Affaires étrangères a officialisé, ce samedi 18 octobre 2025, la fin de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. Adopté en juillet 2015, ce texte imposait à Téhéran des restrictions strictes liées à son programme nucléaire. L’Iran considère désormais que toutes ces limitations sont arrivées à leur terme et exige d’être traité comme « tout État non nucléaire partie au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ».

Une décennie de restrictions qui s’achève

Selon un communiqué relayé par l’agence Anadolu, la République islamique estime que la période de dix ans prévue par la résolution 2231 a expiré ce 18 octobre 2025. Par conséquent, toutes les mesures de contrôle, d’embargo et de limitation relatives à son programme nucléaire sont considérées comme nulles et non avenues.

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Téhéran réclame également le retrait de son dossier nucléaire de l’agenda du Conseil de sécurité, affirmant que son programme pacifique doit être soumis au même régime de droit que celui des autres signataires non dotés de l’arme atomique.

Des tensions persistantes avec les Européens

Dans son communiqué, le gouvernement iranien a vivement dénoncé l’attitude du trio européen — Royaume-Uni, France et Allemagne — signataires de l’accord de 2015. Ces pays sont accusés par Téhéran d’avoir manqué à leurs engagements et d’avoir fait un usage « malveillant » de la résolution 2231, en dehors des cadres légaux prévus.

Cette position iranienne intervient après l’activation, par les Européens, du mécanisme de « snapback » le 28 août dernier. Ce dispositif permet de rétablir automatiquement les sanctions internationales en cas de non-respect de l’accord. L’Iran considère cette manœuvre comme « dépourvue de valeur juridique », un avis partagé par la Russie et la Chine, qui ont adressé une lettre en ce sens au Conseil de sécurité.

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Le contexte d’un bras de fer diplomatique

Depuis le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire en 2018, les tensions n’ont cessé de croître. Malgré la signature, le 9 septembre dernier, d’un nouvel accord entre Téhéran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visant à reprendre certaines inspections, les Européens ont jugé ces concessions insuffisantes.

Le 12 septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a même évoqué la possibilité pour son pays de se retirer du TNP, signe que la confrontation diplomatique reste ouverte.

Un avenir incertain pour la diplomatie nucléaire

La fin de la résolution 2231 marque un tournant symbolique et politique majeur. Si Téhéran se réjouit de retrouver une pleine souveraineté sur son programme nucléaire, les grandes puissances occidentales redoutent une nouvelle phase d’escalade régionale. Pour beaucoup d’analystes, cette évolution pourrait relancer les négociations internationales, mais dans un climat de méfiance accrue.

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Imam chroniqueur
Babacar Diop

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