Iran : la répression et la surveillance des réseaux sociaux s’intensifient face aux manifestations
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En Iran, les autorités ont renforcé la répression des manifestations et accru le contrôle des réseaux sociaux. Cette stratégie sécuritaire, qui s’inscrit dans une longue tradition de contrôle de l’espace public et numérique, soulève de nouvelles inquiétudes quant au respect des libertés fondamentales dans le pays.
Dans un État où la rue et l’espace numérique sont étroitement surveillés, chaque mobilisation populaire devient un test de force entre pouvoir politique et société civile.
Depuis plusieurs semaines, l’Iran est traversé par des manifestations dénonçant la situation économique, les restrictions sociales et la gouvernance politique. En réponse, les autorités ont durci leur dispositif sécuritaire, combinant interventions policières, arrestations ciblées et limitation accrue des libertés d’expression.
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Parallèlement à la répression sur le terrain, le contrôle des réseaux sociaux s’est intensifié. Les plateformes numériques, devenues des outils centraux de mobilisation et d’information, font l’objet de restrictions renforcées : ralentissements d’Internet, blocages temporaires de certaines applications et surveillance accrue des activités en ligne. Pour le pouvoir iranien, il s’agit de contenir la diffusion d’images et de récits susceptibles d’alimenter la contestation.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les autorités iraniennes considèrent l’espace numérique comme un prolongement du champ politique. Les réseaux sociaux y sont perçus à la fois comme des vecteurs d’influence étrangère et comme des catalyseurs de mouvements sociaux incontrôlables. La répression actuelle s’inscrit ainsi dans une logique de prévention, visant à étouffer toute dynamique protestataire avant qu’elle ne prenne de l’ampleur.
Sur le plan international, ces mesures suscitent des réactions critiques. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et le droit de manifester. Elles soulignent également l’impact de ces restrictions sur la population, privée d’un accès libre à l’information dans un contexte de tensions sociales croissantes.
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En durcissant simultanément la répression des manifestations et la surveillance des réseaux sociaux, les autorités iraniennes confirment leur volonté de garder un contrôle strict sur l’espace public et numérique. Si cette stratégie peut contenir temporairement la contestation, elle révèle aussi la profondeur du malaise social et politique qui traverse le pays, et pose la question de la durabilité d’un ordre fondé sur la contrainte.
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Celine Dou













