Iran : Téhéran dénonce une offensive violente et parle de « terrorisme organisé »

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Iran : Téhéran dénonce une offensive violente et parle de « terrorisme organisé »

Les autorités iraniennes ont durci le ton face aux troubles qui secouent actuellement le pays. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté toute assimilation de la situation à de simples manifestations sociales, affirmant que l’Iran est confronté à ce qu’il qualifie de « guerre terroriste » dirigée contre l’État.
S’exprimant lors d’une conférence de presse rapportée par l’agence Anadolu, le chef de la diplomatie iranienne a soutenu que les événements en cours dépassent largement le cadre d’un mouvement de contestation classique. Selon lui, les autorités disposent d’éléments concrets attestant du caractère organisé et violent des actions menées sur le terrain.

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Abbas Araghchi a notamment évoqué l’existence d’enregistrements audio dans lesquels des consignes seraient données à des individus présentés comme des « éléments terroristes », leur ordonnant d’ouvrir le feu aussi bien sur les civils que sur les forces de sécurité. Le ministre a également fait état d’images montrant, selon ses déclarations, des distributions d’armes au sein des groupes impliqués dans les troubles.
Les cibles visées seraient, d’après Téhéran, des infrastructures stratégiques de l’État, notamment des bâtiments gouvernementaux, des commissariats de police et des commerces. Ces attaques renforcent, aux yeux des autorités, l’idée d’une entreprise coordonnée visant à déstabiliser le pays.
Cette sortie intervient dans un contexte de forte tension. Depuis plusieurs jours, l’Iran est secoué par un vaste mouvement de contestation, initialement déclenché par la hausse du coût de la vie, avant de prendre une dimension plus politique. La réponse sécuritaire des autorités a suscité de nombreuses réactions sur la scène internationale.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a notamment appelé à la retenue et à l’apaisement, exhortant toutes les parties à éviter une escalade de la violence. Parallèlement, les autorités iraniennes accusent certaines puissances étrangères, en particulier les États-Unis, d’alimenter les troubles, une accusation régulièrement formulée par Téhéran dans ce type de crises.

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Sur le terrain, la situation demeure difficile à évaluer avec précision. Les coupures d’internet imposées dans plusieurs régions compliquent la vérification indépendante des informations, notamment en ce qui concerne le bilan humain des affrontements.
Entre dénonciation d’un complot extérieur et pressions internationales en faveur du respect des droits humains, la crise iranienne continue ainsi de cristalliser de fortes tensions, tant à l’intérieur du pays qu’au niveau diplomatique.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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