Israël bombarde la Syrie : Washington tire la sonnette d’alarme sur l’escalade régionale
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Les tensions montent d’un cran au Moyen-Orient. Pour la deuxième journée consécutive, l’aviation israélienne a frappé plusieurs sites militaires et stratégiques en Syrie, provoquant une réaction immédiate de Washington. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a exprimé ce mercredi une « vive préoccupation » face à cette intensification des hostilités, appelant à un retour au cessez-le-feu récemment rompu.
« Nous voulons que cela cesse. Nous voulons que les combats cessent, car nous avions obtenu un cessez-le-feu pendant la nuit. Il s’est à nouveau effondré », a déclaré M. Rubio lors d’un point de presse au Département d’État, en présence du ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Alzayani.
Des cibles stratégiques visées à Damas
Selon le ministère syrien de la Santé, au moins trois personnes ont été tuées et 34 autres blessées dans les frappes survenues mercredi à Damas. Les raids aériens auraient visé des points névralgiques, notamment le quartier général de l’état-major syrien et le palais présidentiel Qasr al-Shaab, selon l’agence officielle SANA. L’armée israélienne a de son côté confirmé avoir mené une « frappe d’avertissement » à proximité du palais.
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Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent d’épaisses colonnes de fumée s’élevant au-dessus de la capitale syrienne, traduisant la violence des bombardements.
Israël justifie ses frappes par la protection des Druzes
Les opérations militaires israéliennes ont commencé mardi, principalement dans la région de Suwayda, au sud du pays. L’armée israélienne affirme avoir agi pour protéger la minorité druze, après une série d’affrontements meurtriers entre groupes armés druzes et bédouins. Ces violences ont causé la mort d’au moins 30 personnes, selon des sources locales.
En réaction, Damas a déployé des renforts dans la province de Suwayda, évoquant la nécessité de « rétablir la sécurité » et de « protéger les civils ».
Un message de fermeté envoyé par Tel-Aviv
Cette nouvelle campagne militaire s’inscrit dans une dynamique d’intensification. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a récemment promis d’infliger des « coups douloureux » à Damas. Selon le radiodiffuseur public israélien KAN, près de 160 cibles ont été frappées en Syrie depuis mardi soir. Par ailleurs, le chef de l’armée, Eyal Zamir, a ordonné le redéploiement de troupes de la bande de Gaza vers les hauteurs du Golan, territoire syrien occupé par Israël depuis 1967.
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Le Liban n’est pas épargné par cette escalade : plusieurs frappes israéliennes y ont également été signalées ces derniers jours.
Une situation explosive et incertaine
Alors que les États-Unis tentent de jouer les médiateurs, le risque d’un embrasement régional demeure élevé. Les discussions entre Tel-Aviv et Washington sur la réponse à l’Iran restent également dans l’impasse, alimentant davantage les tensions. Le silence relatif de certaines puissances arabes interroge, tandis que les civils, une fois encore, paient le prix fort d’un conflit sans fin.
imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













