Israël : Netanyahu sollicite une grâce présidentielle pour mettre fin à son procès
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Alors qu’il est poursuivi pour corruption depuis plusieurs années, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a officiellement déposé une demande de grâce présidentielle. L’annonce a été confirmée dimanche, ouvrant un nouveau chapitre dans une affaire judiciaire qui divise profondément la société israélienne.
Selon Netanyahu, la poursuite du procès « fragilise l’unité nationale » à un moment où Israël fait face à « d’immenses défis ». Il estime que son obligation de comparaître trois fois par semaine constitue une entrave majeure à sa capacité de gouverner :
« L’État d’Israël doit rester uni pour repousser les menaces et saisir les opportunités. La poursuite du procès nous déchire de l’intérieur. Une conclusion immédiate contribuerait à apaiser les tensions et à promouvoir la réconciliation nationale », a-t-il déclaré.
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La démarche a été jugée « extraordinaire » par le cabinet du président Isaac Herzog, qui a souligné ses « implications importantes ». La demande comprend deux documents : une lettre rédigée par l’avocat du Premier ministre et une autre signée personnellement par Netanyahu. Ces documents seront examinés successivement par le ministère de la Justice, puis par le conseiller juridique du cabinet présidentiel avant toute décision.
Un geste soutenu par Washington mais contesté à Tel-Aviv
Le soutien le plus remarqué est venu des États-Unis, où l’ancien président Donald Trump a publiquement exhorté Israël à accorder la grâce à Netanyahu.
En Israël, toutefois, l’opposition a réagi avec fermeté. Yair Lapid, chef de l’opposition, a déclaré :
« J’appelle le président Herzog : vous ne pouvez pas accorder une grâce sans aveu de culpabilité, expression de remords et retrait immédiat de la vie politique. »
Netanyahu n’a, à ce stade, ni été condamné ni reconnu sa culpabilité dans les affaires en cours.
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Cette demande de grâce, rarissime pour un chef de gouvernement en exercice, pourrait influencer durablement la vie politique israélienne et raviver le débat sur l’indépendance de la justice dans l’État hébreu.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













