Israël–Union européenne : tensions croissantes autour de l’accord d’association, Netanyahou vent debout contre Bruxelles
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Le fossé se creuse entre Israël et l’Union européenne. Le lundi 20 mai 2025, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a fermement dénoncé les pressions exercées par plusieurs capitales européennes en faveur d’une révision, voire d’une suspension, de l’accord d’association liant l’État hébreu à l’Union. Cet accord, en vigueur depuis 2000, constitue le cadre juridique central des relations économiques, politiques et technologiques entre les deux partenaires.
Mais dans le contexte de la guerre à Gaza et des nombreuses accusations de violations du droit international humanitaire, l’UE semble vouloir revoir sa coopération avec Israël. Selon plusieurs sources diplomatiques, des discussions sont actuellement en cours à Bruxelles pour évaluer la conformité de l’attitude israélienne avec les valeurs fondamentales des traités européens, notamment en matière de respect des droits humains.
Une pression diplomatique inédite
La sortie du Premier ministre israélien intervient dans un contexte de tensions sans précédent. La situation humanitaire à Gaza continue de se dégrader, avec des milliers de civils déplacés, un accès à l’aide entravé, et des infrastructures essentielles détruites. À cela s’ajoute la récente demande de la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur a émis un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahou et son ministre de la Défense, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Face à cette dynamique judiciaire et diplomatique, l’Union européenne, sous la pression de plusieurs États membres comme l’Espagne, l’Irlande et la Belgique, envisage désormais de revoir le partenariat stratégique avec Israël. Une telle mesure, même symbolique, serait un coup dur pour l’image internationale de Tel-Aviv, qui voit dans cette coopération un levier essentiel de légitimité.
Netanyahou contre-attaque
Dans une déclaration officielle, Netanyahou a fustigé ce qu’il considère comme une tentative « d’ingérence européenne dictée par des motivations politiques biaisées ». Il accuse l’UE de céder au « chantage humanitaire » et de vouloir « affaiblir Israël dans son droit légitime à se défendre contre le terrorisme ».
Le chef du gouvernement israélien a par ailleurs réaffirmé sa volonté de poursuivre les opérations à Gaza « jusqu’à l’élimination complète du Hamas », malgré les appels croissants à un cessez-le-feu et à une solution politique durable.
Un test pour l’UE
Cette crise constitue un véritable test de cohérence pour l’Union européenne, souvent accusée de faiblesse dans sa politique étrangère. Réviser ou suspendre l’accord UE-Israël serait une décision lourde de conséquences, tant sur le plan diplomatique qu’économique. Mais ne rien faire exposerait Bruxelles à l’accusation de complicité tacite face aux violations alléguées.
Dans les jours à venir, les ministres européens des Affaires étrangères devront trancher : maintenir un statu quo de plus en plus contesté, ou envoyer un signal fort à Tel-Aviv, au risque d’une rupture durable.

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