Japon : une nouvelle alliance centriste bouscule la majorité à l’approche des législatives

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Japon : une nouvelle alliance centriste bouscule la majorité à l’approche des législatives

À quelques jours de la dissolution annoncée de la Chambre des représentants, le paysage politique japonais connaît un tournant décisif. Alors que le pays se prépare à des élections législatives anticipées prévues le 8 février, une nouvelle force politique vient rebattre les cartes au Parlement en contestant ouvertement la domination de la coalition conservatrice au pouvoir.
Baptisée Centrist Reform Alliance, cette formation politique récemment créée s’est imposée, ce jeudi, comme la principale force d’opposition à la Chambre basse. Selon l’agence Anadolu, le nouveau parti est né de la fusion stratégique de figures issues de deux anciennes formations d’opposition : le Parti démocrate constitutionnel du Japon (CDPJ) et le Komeito. Une recomposition qui donne à l’alliance un poids parlementaire suffisant pour inquiéter sérieusement la majorité en place.

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La direction du mouvement est assurée conjointement par Yoshihiko Noda, ancien leader du CDPJ, qui a tenu à définir clairement l’orientation idéologique de la nouvelle entité lors de la convention inaugurale. « Il s’agit d’un défi lancé par des responsables politiques réunis autour d’une vision centriste », a-t-il déclaré, affirmant vouloir replacer les préoccupations des « citoyens ordinaires » au cœur de l’action publique.
Dans un contexte économique marqué par une inflation persistante et une hausse du coût de la vie, la Centrist Reform Alliance entend se démarquer par des propositions concrètes. Parmi les mesures phares de son programme figure l’instauration d’un taux zéro de taxe à la consommation sur les produits alimentaires, une décision présentée comme un levier immédiat pour soulager le pouvoir d’achat des ménages japonais.

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Sur le plan électoral, la bataille s’annonce particulièrement serrée. Le nouveau parti a déjà investi 227 candidats pour les 465 sièges que compte la Chambre des représentants. En face, la coalition gouvernementale dirigée par la Première ministre Sanae Takaichi, composée du Parti libéral-démocrate et du Parti de l’innovation du Japon, ne dispose que d’une majorité fragile à la Chambre basse et demeure minoritaire à la Chambre des conseillers.
L’enjeu est de taille : pour former un gouvernement et désigner un Premier ministre, une formation ou une coalition devra impérativement réunir au moins 233 sièges. Dans ce contexte tendu, l’émergence de la Centrist Reform Alliance pourrait bien redistribuer durablement les équilibres politiques au Japon.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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