JE M’INTERROGE – 7 décembre 2025 au Bénin : comprendre, simplement comprendre
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Par un citoyen lucide
(Pour DUNIA NEWS)
Je m’interroge.
Sincèrement. Calmement. Lucidement.
Le 7 décembre 2025, le Bénin a été secoué par l’annonce d’une tentative de coup d’État militaire déjouée. Les autorités ont rapidement rassuré l’opinion publique : la situation serait sous contrôle, l’État stable, les institutions solides. Le message est clair. Mais au-delà de cette communication officielle, des questions subsistent, et elles sont légitimes.
Je m’interroge d’abord en tant que citoyen ordinaire, conscient que le Bénin est reconnu comme un État bien sécurisé, doté de services de renseignement efficaces et d’un appareil militaire structuré. Dans un tel contexte, comment le Lieutenant-Colonel Tigri Pascal, présenté comme chef des putschistes, a-t-il pu quitter le territoire béninois sans être interpellé ?
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Je m’interroge.
Est-il sorti avant les faits ?
Pendant les événements ?
Ou après l’annonce du coup d’État déjoué ?
Par quelle frontière ?
À quel moment précis ?
Je m’interroge également sur un autre point majeur : l’enlèvement de généraux à Cotonou, suivie de leur libération au Nord du pays. Que s’est-il passé entre ces deux séquences ? Comment expliquer un tel déplacement sur le territoire national dans un contexte où la situation était officiellement maîtrisée ?
Je m’interroge encore sur la communication gouvernementale.
Habituellement, au Bénin, les citoyens sont informés avec clarté. Le procureur de la République communique, les noms sont cités, les faits sont détaillés, les responsabilités situées. C’est une tradition institutionnelle bien connue.
Mais cette fois-ci, aucun nom précis des putschistes arrêtés n’a été officiellement communiqué. Pourquoi cette différence ?
S’agit-il d’une enquête particulièrement sensible ?
D’un choix stratégique de communication ?
Ou d’éléments que l’on ne souhaite pas encore rendre publics ?
Je m’interroge aussi sur un détail troublant : les frontières étaient-elles ouvertes ce jour-là ?
Si oui, pourquoi, en pleine alerte sécuritaire ?
Si non, comment expliquer la sortie du territoire du chef présumé des putschistes sans interpellation ?
Je tiens à être clair : cet article n’est pas une accusation.
Il ne cherche pas à désigner un camp, ni à condamner qui que ce soit. Il est l’expression d’un questionnement citoyen, celui d’un homme qui réfléchit et qui estime que la démocratie se nourrit aussi de transparence.
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Je m’interroge parce que la confiance entre l’État et les citoyens repose sur la vérité.
Je m’interroge parce que le silence ou l’imprécision, dans des moments aussi graves, nourrissent plus de doutes que de stabilité.
Je m’interroge parce que le peuple béninois mérite de comprendre ce qui s’est réellement passé.
Cet article est un appel à l’éclairage, non à la polémique.
Un appel à une parole officielle plus complète.
Un appel à la vérité, simplement.
Je m’interroge.
Et j’attends des réponses.
Rédaction : Tossoukpe Frederic Herman
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