Jeffrey Sachs plaide en Turquie pour la reconnaissance de l’État de Palestine par l’ONU
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Lors du Forum international Zéro Déchet tenu à Istanbul, la Première dame de Turquie, Emine Erdoğan, a reçu le professeur Jeffrey Sachs, président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies (SDSN). La rencontre, rapportée par l’agence Anadolu, s’est déroulée à huis clos et a porté à la fois sur la situation humanitaire à Gaza et sur une nouvelle coopération éducative mondiale.
Durant cet entretien, Jeffrey Sachs a salué le rôle actif de la Turquie dans les initiatives de paix au Proche-Orient. « La Turquie fait preuve d’un leadership moral et diplomatique essentiel dans la recherche d’une solution juste à Gaza », aurait-il déclaré. L’économiste américain, connu pour ses prises de position en faveur du multilatéralisme, a souligné que la prochaine étape décisive devait être la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par l’Organisation des Nations Unies.
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Cette déclaration rejoint la position constante des autorités turques, qui dénoncent depuis plusieurs années l’« injustice structurelle » du système international. Le président du Parlement turc avait d’ailleurs récemment critiqué « un monde où les puissants dominent et les faibles souffrent », citant le sort des Palestiniens comme symbole de cet échec collectif.
Outre la dimension politique, la réunion a été marquée par la signature d’un accord de coopération mondiale dans le domaine de l’éducation. Ce partenariat associe la Fondation Maarif, présidée par Mesut Özdil, et le Réseau des solutions pour le développement durable, dirigé par Jeffrey Sachs. Le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Nuh Yılmaz, a assisté à la cérémonie officielle, soulignant que cette collaboration visait à renforcer la formation, la durabilité et le dialogue interculturel.
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Avec cette initiative, Ankara confirme sa volonté de jouer un rôle moteur non seulement dans la diplomatie régionale, mais aussi dans la refondation d’un ordre international plus équitable — un message qui résonne particulièrement fort dans le contexte dramatique de la crise à Gaza.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













