Kenya : Répression sanglante lors des manifestations du 7 juillet, au moins 11 morts .

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Le Kenya a une nouvelle fois été secoué par une vague de manifestations violemment réprimées par les forces de sécurité. Selon la Commission kényane des droits humains, au moins 11 personnes ont été tuées et 29 blessées ce lundi dans la capitale Nairobi, à l’occasion de la commémoration du 35e anniversaire des émeutes pro-démocratie de 1990.

La journée, marquée par des heurts intenses entre policiers et manifestants, a vu l’utilisation massive de gaz lacrymogènes, de canons à eau et même de tirs à balles réelles.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des jeunes fuyant les gaz alors que des tirs retentissent dans plusieurs quartiers.

Dans un climat social déjà tendu, les protestataires – pour la plupart des jeunes – dénoncent la corruption, la vie chère et la brutalité policière. « Les personnes qui ont tué nos jeunes lors de la manifestation de l’année dernière n’ont jamais été inquiétées. Le pouvoir continue de tuer ses citoyens. Un gouvernement qui opprime ainsi son peuple ne mérite pas ce nom », a déclaré Joakim Simuyu, l’un des manifestants.

Le mouvement, mené notamment par la jeunesse urbaine surnommée « génération Z », réclame désormais ouvertement le départ du président William Ruto. « Nous voulions manifester pacifiquement, mais les forces de l’ordre ont tout gâché. Nous sommes asphyxiés par les gaz, on nous tire dessus. Ruto devrait écouter sa jeunesse au lieu de la réprimer », déplore un autre manifestant, Magoha Sifuna.

Il y a à peine deux semaines, le 25 juin, une autre manifestation contre la politique fiscale du gouvernement avait coûté la vie à au moins 19 personnes. Ces événements tragiques s’inscrivent dans une longue série de protestations violemment réprimées dans ce pays d’Afrique de l’Est, pourtant souvent présenté comme un modèle de stabilité dans la région.La contestation ne faiblit pas, malgré le lourd tribut humain.

Dans plusieurs villes du pays, les manifestants semblent déterminés à maintenir la pression sur le pouvoir en place, accusé de dérive autoritaire.

La communauté internationale, pour l’heure, observe avec prudence. Mais des voix s’élèvent, y compris au sein de la société civile kényane, pour demander des enquêtes indépendantes et des poursuites judiciaires contre les responsables des violences.

✍️Imam chroniqueur Babacar Diop

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