La calebasse, entre tradition, commerce et art décoratif
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Symbole d’africanité, de prospérité et de fécondité, la calebasse traverse les âges sans perdre de sa valeur. Malgré l’essor des ustensiles modernes, elle demeure un objet incontournable dans de nombreuses familles sénégalaises.
Issu du fruit séché du calebassier Crescentia Cujete, cet accessoire polyvalent n’est pas qu’un simple récipient. Façonné par la nature, il est associé dans plusieurs cultures africaines à la cuisine, à l’abondance et au foyer. « La calebasse est symbole de prospérité et de fécondité. Si on y met de l’argent, on ne fera que prospérer, surtout pour les commerçants », explique Aïda Sow, vendeuse de calebasses à Ndiassane.
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Un commerce porté par les femmes
Lors des grands rassemblements religieux comme celui du 7ᵉ jour de la naissance du Prophète (PSL), les calebasses s’imposent dans les allées du village. Les clients sont majoritairement des femmes. « Les hommes, on les voit rarement. Il y a aussi les marabouts qui les utilisent pour des bains mystiques », confie Hamidou Keïta, jeune vendeur de calebasses présent à Ndiassane depuis 2019.
Importées du Mali, ces calebasses se négocient entre 1 500 et 2 500 francs CFA selon la taille, voire jusqu’à 150 000 francs pour un lot de plusieurs dizaines.
De l’usage domestique à l’objet d’art
Au-delà de leur fonction traditionnelle, les calebasses connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt comme objets décoratifs. Arame Keïta, commerçante, mise sur la créativité pour séduire sa clientèle : gravures, pyrogravures et motifs artistiques rehaussent la valeur de ces pièces. « Si une calebasse simple coûte 1 000 francs, celle avec des dessins du même diamètre peut se vendre à 1 500 francs », explique-t-elle.
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De la cuisine au salon, de l’économie informelle aux rites mystiques, la calebasse continue de témoigner de la richesse culturelle africaine, résistant au temps et aux tendances industrielles.
imam chroniqueur
Babacar Diop













