La Lituanie s’érige contre une rencontre Trump-Poutine : « Pas de place pour les criminels de guerre en Europe »

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La Lituanie s’érige contre une rencontre Trump-Poutine : « Pas de place pour les criminels de guerre en Europe »

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kestutis Budrys, a vivement critiqué l’idée d’une éventuelle rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Hongrie. S’exprimant à Luxembourg, en marge d’une réunion du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, il a estimé que « la seule place du président russe devrait être devant la justice internationale et non dans les capitales européennes ».

Selon des propos rapportés par l’agence Anadolu, le chef de la diplomatie lituanienne a exhorté l’Europe à afficher une position ferme et cohérente face à Moscou :

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« Nous devons défendre les principes sur lesquels repose l’Union européenne. La seule place de Vladimir Poutine en Europe est à La Haye, devant le tribunal. Il n’y a pas de place pour les criminels de guerre sur le sol européen », a-t-il déclaré.

Cette réaction intervient alors que des rumeurs persistantes évoquent la tenue prochaine d’un sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, possiblement à Budapest. Un conseiller du Kremlin a même laissé entendre que des préparatifs pourraient être lancés après un échange téléphonique entre les deux dirigeants.

La semaine précédente, Donald Trump avait déjà invité le président ukrainien Volodymyr Zelensky à reprendre langue avec Moscou — une proposition que Kiev a immédiatement rejetée.

Un casse-tête diplomatique et juridique

La perspective d’une visite de Vladimir Poutine en Hongrie soulève de nombreuses interrogations juridiques. Sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre présumés en Ukraine, le dirigeant russe risquerait l’arrestation s’il survolait ou entrait dans un pays membre de la CPI.

Or, bien que la Hongrie ait annoncé son intention de se retirer de la Cour, cette décision ne prendra effet qu’en juin prochain. D’ici là, Budapest demeure techniquement liée par les obligations du traité de Rome. Toutefois, le gouvernement hongrois de Viktor Orbán a déjà indiqué qu’il n’appliquerait pas le mandat d’arrêt, une position qui accentue les tensions au sein de l’Union européenne.

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La Hongrie est régulièrement pointée du doigt pour sa proximité politique avec Moscou et pour son usage répété du droit de veto européen, notamment sur les dossiers liés à l’Ukraine. Cette posture alimente la méfiance de plusieurs partenaires européens, dont la Lituanie, qui défend une ligne intransigeante face à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

imam chroniqueur
Babacar Diop

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